<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>1943 en traductions dans l’espace francophone européen</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1060</link>
    <description> De nombreux historiens ont pu voir dans l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 1943 un tournant de la Seconde Guerre mondiale. En effet, apr&amp;egrave;s les d&amp;eacute;barquements alli&amp;eacute;s en Afrique du Nord (novembre 1942) et en Sicile (juillet 1943), apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;faite allemande devant Stalingrad (f&amp;eacute;vrier 1943), les cartes semblent rebattues entre les bellig&amp;eacute;rants europ&amp;eacute;ens. De plus en plus, l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e que l&amp;rsquo;Allemagne puisse finalement perdre la guerre fait son chemin dans les pays occup&amp;eacute;s. L&amp;rsquo;espoir rena&amp;icirc;t, amenant avec lui de nouveaux positionnements, et en France, l&amp;rsquo;empressement &amp;agrave; collaborer d&amp;eacute;cro&amp;icirc;t. Ainsi, lors de la publication de la 3e liste de censure allemande dite &amp;laquo; Otto &amp;raquo; (mai 1943), et &amp;agrave; la diff&amp;eacute;rence notoire de ce qui avait eu lieu en 1940 par exemple, le syndicat des &amp;eacute;diteurs fran&amp;ccedil;ais prend cette fois nettement ses distances en refusant toute responsabilit&amp;eacute; dans son &amp;eacute;tablissement. Inversement, dans les milieux clandestins ou r&amp;eacute;sistants, l&amp;rsquo;action s&amp;rsquo;intensifie d&amp;rsquo;autant afin de pr&amp;eacute;parer la voie de la victoire prochaine esp&amp;eacute;r&amp;eacute;e. 1943 est-elle &amp;eacute;galement une ann&amp;eacute;e charni&amp;egrave;re dans la vie intellectuelle fran&amp;ccedil;aise et francophone, notamment en ce qui concerne la pratique de la traduction ? Telle est la question que les &amp;eacute;tudes de ce volume se proposent d&amp;rsquo;examiner.  For many historians, 1943 is a turning point of the Second World War. After the Allied landings in North Africa (November 1942) and Sicily (July 1943), and after the German defeat at Stalingrad (February 1943), the dynamics between the European belligerents comes to a shift. The idea that Germany could finally lose the war takes increasingly hold in the occupied countries. Hope is back, bringing with it new stances, and in France the commitment to collaboration decreases. Thus, during the publication of the 3rd German censorship list known as &amp;quot;Otto&amp;quot; (May 1943), in stark contrast to what happened in 1940 for example, the French publishers&amp;#39; union clearly distances itself by refusing any responsibility for it. Conversely, in clandestine or resistant circles, actions intensify to pave the way for the hoped-for victory. Is 1943 also a pivotal year in French and Francophone intellectual life, particularly as far as the practice of translation is concerned? To that question, the articles in this volume aim to provide some answers. </description>
    <category domain="https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=146">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 11 mars 2025 14:43:14 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>ven., 20 juin 2025 11:18:31 +0200</lastBuildDate>
    <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1060</guid>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Avant-propos </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1061</link>
      <description>De nombreux historiens ont pu voir dans l’année 1943 un tournant de la Seconde Guerre mondiale. En effet, après les débarquements alliés en Afrique du Nord (novembre 1942) et en Sicile (juillet 1943), après la défaite allemande devant Stalingrad (février 1943), les cartes semblent rebattues entre les belligérants européens. De plus en plus, l’idée que l’Allemagne puisse finalement perdre la guerre fait son chemin dans les pays occupés. L’espoir renaît, amenant avec lui de nouveaux positionnements, et en France, l’empressement à collaborer décroît. Ainsi, lors de la publication de la 3e liste de censure allemande dite « Otto » (mai 1943), et à la différence notoire de ce qui avait eu lieu en 1940 par exemple, le syndicat des éditeurs français prend cette fois nettement ses distances en refusant toute responsabilité dans son établissement. Inversement, dans les milieux clandestins ou résistants, l’action s’intensifie d’autant afin de préparer la voie de la victoire prochaine espérée. 1943 est-elle également une année charnière dans la vie intellectuelle française et francophone, notamment en ce qui concerne la pratique de la traduction ? Telle est la question que les études de ce volume se proposent d’examiner. For many historians, 1943 is a turning point of the Second World War. After the Allied landings in North Africa (November 1942) and Sicily (July 1943), and after the German defeat at Stalingrad (February 1943), the dynamics between the European belligerents comes to a shift. The idea that Germany could finally lose the war takes increasingly hold in the occupied countries. Hope is back, bringing with it new stances, and in France the commitment to collaboration decreases. Thus, during the publication of the 3rd German censorship list known as &quot;Otto&quot; (May 1943), in stark contrast to what happened in 1940 for example, the French publishers' union clearly distances itself by refusing any responsibility for it. Conversely, in clandestine or resistant circles, actions intensify to pave the way for the hoped-for victory. Is 1943 also a pivotal year in French and Francophone intellectual life, particularly as far as the practice of translation is concerned ? To that question, the articles in this volume aim to provide some answers. </description>
      <pubDate>mar., 11 mars 2025 14:50:14 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1061</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Traduire depuis la suisse en 1943. Le cas de la revue genevoise Lettres </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1062</link>
      <description>Durant l’Occupation, la Suisse romande fonctionne temporairement comme relais éditorial pour la production littéraire parisienne et comme refuge pour de nombreux intellectuels et artistes européens. C’est dans ce contexte que se crée en 1943 la revue de poésie Lettres, initiée par le couple Pierre et Pierrette Courthion et un groupe d’hommes de lettres réunis à Genève autour de la figure de Pierre-Jean Jouve. La revue se démarque non seulement par la publication de nombreux textes de poètes résistants et par sa francophilie marquée, mais aussi par la place qu’elle accorde aux traductions dès sa première année de parution. Cette contribution se propose donc d’explorer les raisons de la création, en 1943, à Genève, d’une revue de poésie à vocation internationale, de retracer les traductions parues dans le cadre de cette publication et leur signification pour la revue, ainsi que le rayonnement de ces textes en France, où de nombreux auteurs publiés par Lettres sont alors interdits en vertu des listes Otto.  During the Occupation of France by Nazi Germany, Switzerland temporarily offered an important alternative for the French-speaking publishing industry and welcomed numerous artists and intellectuals from all over Europe. As one of the consequences of this extraordinary situation, a new poetry journal was created in Geneva in 1943: Lettres. It was launched by Pierre and Pierrette Courthion and a group of critics and intellectuals that regularly met at the home of French poet Pierre-Jean Jouve. The new journal distinguished itself by publishing, not only renowned literary voices from the Résistance, but also numerous translations. This paper seeks to explore the reasons behind creating an international poetry journal in Geneva in 1943, to establish which translations it published and the parts they played in the periodical’s success. It will also look at the way Lettres inscribes itself within a wider network of publishers and journals who defied German censorship by supporting the circulation of forbidden texts and translation in occupied France. </description>
      <pubDate>mar., 11 mars 2025 15:06:23 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1062</guid>
    </item>
    <item>
      <title>1943, un tournant pour l’Aktion Übersetzung ? Otto Abetz et l’organisation des traductions de l'allemand </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1077</link>
      <description>Notre contribution se concentre sur le rôle d'Otto Abetz, ambassadeur d'Allemagne à Paris, dans l'organisation des traductions de l'allemand en français, notamment dans le programme qu'il avait initié dès janvier 1941 sous le nom d’Aktion Übersetzung. Davantage que la presse que les Français savaient étroitement surveillée, c'est le livre qui était aux yeux d'Abetz le média à privilégier pour qui voulait gagner l'adhésion du peuple français à la politique du Reich. Assisté du directeur de l'Institut allemand, Karl Epting, et d'un Comité de traduction franco-allemand, Abetz fit établir une liste de près de 500 ouvrages dont la moitié auraient effectivement été traduits jusqu'au milieu de l'année 1943, contre environ 300 ouvrages traduits pour l'ensemble de la période de l'Occupation. L'Aktion Übersetzung aurait donc connu un net ralentissement entre 1942 et 1943, lequel coïncida avec le rappel temporaire à Berlin, de Karl Epting suivi par celui d’Otto Abetz, sous le feu des critiques de la Propaganda-Abteilung parisienne comme de son propre ministre de tutelle, Joachim von Ribbentrop. Dans quelle mesure cette situation conflictuelle eut-elle des conséquences sur la politique culturelle menée à Paris, notamment en matière de traductions ? Dans un premier temps, nous établirons le bilan bibliométrique des traductions de l'allemand parues en 1943 (et donc préparées en 1941-1942, sous la houlette d'Abetz) ; dans un deuxième temps, nous mettrons l'accent sur la traduction de quelques ouvrages ou auteurs « non désirés » ou peu appréciés par Berlin. Ce double bilan confirmera la divergence de vues entre Paris et Berlin : il n'y aurait donc pas eu une, mais des politiques allemandes en matière de traduction ou, pour le moins, un infléchissement de la stratégie entre 1942 et 1943.  This contribution discusses the role played by Otto Abetz, the German ambassador to Paris, in organizing translations from German into French, particularly in the program launched as early as January 1941 under the name Aktion Übersetzung. Rather than focusing on the press, which the French knew was under close surveillance, Abetz favoured books as the prime medium for swaying the French people in favour of the Reich’s policies. With the help of Karl Epting, the head of the German Institute, and a Franco-German translation committee, Abetz drew up a list comprising nearly 500 works. It is estimated that half of these had been translated by mid-1943, out of around 300 translated books for the entire period of the Nazi occupation of France. It may therefore be surmised that the Aktion Übersetzung floundered between 1942 and 1943, a moment when Karl Epting was temporarily called back to Berlin, only to be followed by Otto Abetz. The latter was then the butt of criticism from both the Propaganda-Abteilung in Paris and Joachim von Ribbentrop, the minister who had direct authority over him. To what extent did such a tense situation bear on the cultural policy led in Paris at that juncture, particularly regarding translations? My answer to this question will be twofold. First, I will present a bibliometric report of all translations from German published in 1943 (which were, presumably, prepared in 1941-1942, under the aegis of Abetz). Then, I will address the translations of certain “unsuitable” books or authors which Berlin disapproved of. This cross perspective will confirm the existence of diverging views between Paris and Berlin, proving that instead of just one, there may have been several German policies with regards to translation, or at least a shift in strategy between 1942 and 1943.  </description>
      <pubDate>mar., 11 mars 2025 15:30:29 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1077</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les Troyennes de Sénèque dans la traduction de Gabriel Boissy. Une tragédie antique de circonstance </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1091</link>
      <description>La traduction des Troyennes de Sénèque par Gabriel Boissy (1879-1949), créée sur la scène du Palais de Chaillot le 1er juillet 1943 et publiée la même année chez Thérain, est la dernière traduction procurée par cet écrivain journaliste qui a consacré l’essentiel de sa carrière à la « renaissance tragique ». Si le théâtre antique a toujours été une référence centrale pour Boissy, au carrefour de ses préoccupations esthétiques et politiques, l’intérêt, nouveau, pour le monde latin et pour Sénèque est le signe d’une conversion à la romanité sous l’influence de Maurras. La pièce antique qui fait entendre la déploration des femmes de Troie sur le sort de leur patrie détruite, prenait, dans le contexte du Paris occupé, une résonance particulière ; précédée d’une préface qui explicite à l’attention du public français de 1943 « les leçons » à tirer de cette « tragédie de la défaite », la traduction, simplificatrice et dynamique, force régulièrement le texte original pour faire entendre, par-delà la voix des personnages antiques, un appel clair à la soumission et une célébration des « nouveaux maîtres » ; elle offre un exemple représentatif de la tentation de l’instrumentalisation des classiques caractéristique de la période. Seneca’s Troyennes, the last translation by Gabriel Boissy (1879-1949), was staged in Paris (Palais de Chaillot) on the 1st of July 1943. Gabriel Boissy was an influent writer and journalist during the interwar period. His interest for antic theatre grounded on both aesthetic and politic reasons; this translation of Seneca especially shows his conversion to Romanity, under Charles Maurras’ influence. This tragedy, staging the lamentations of Trojan women after the fall of Troy, had a special relevance for the French audience in 1943. Boissy’s foreword emphasizes the « lessons » of this « defeat’s tragedy » and the translation, which simplifies and energizes the original text, celebrates the « new masters » of France, as an attempt to sway the French people in favour of the Collaboration. It is as such an emblematic example of the instrumentalization of the classical texts during the German Occupation.  </description>
      <pubDate>mar., 11 mars 2025 15:53:47 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1091</guid>
    </item>
    <item>
      <title>1943 au miroir de la traduction poétique en français : pour un état des lieux </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1102</link>
      <description>Cet article propose un panorama des traductions de poésie en français parues en 1943 au miroir d’un échantillon représentatif de revues (zone Nord ou Sud, Afrique du Nord, revues légales et/ou subversives) et des recensions critiques auxquelles elles ont donné lieu. On s’intéressera également aux commentaires de nature plus traductologique qu’elles ont pu susciter, attestant d’une réflexion nourrie sur l’art de traduire la poésie en temps de guerre. This paper proposes a panorama of poetry translations into French published in 1943 in a representative panel of periodicals (released in the occupied zone, the free zone, and in Northern Africa, whether legal and/or subversive) and of critical reviews published in their wake. We will also focus on &quot;translatological&quot; comments printed in several media, attesting to an intense reflection on the art of translating poetry in times of war. </description>
      <pubDate>mar., 11 mars 2025 16:16:59 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1102</guid>
    </item>
    <item>
      <title>1943 l’« année Hölderlin », vue de France </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1110</link>
      <description>Notre contribution se propose de comprendre comment, dans la France occupée, les représentants allemands de la politique culturelle (Ambassade d’Allemagne, Instituts allemands de Paris et de province), avec l’aide des collaborationnistes français issus du monde des études, tentèrent de créer en pleine déroute un événement de politique mémorielle à partir des célébrations du centenaire de la mort du poète F. Hölderlin en 1943. Nous nous proposons de passer en revue les manifestations hölderliniennes sur le territoire français, d’identifier les différentes publications et les différents acteurs de ce jubilé, tout en cernant la fonction de la traduction au sein de ce phénomène. The aim of the present paper is to provide an insight into the way German authorities in charge of cultural policy (German Embassy, German Institutes in Paris and on the whole French territory) in occupied France during WW II tried, with the help of French collaborationists from the educational sphere, to set up an event of remembrance policies around the hundredth anniversary of Friedrich Hölderlin’s death in 1943. After an overview of the Hölderlinian celebrations in France during this year we intend to identify the different publications and actors which had a hand in this centenary and find out the function assumed by translation in the whole phenomenon.    </description>
      <pubDate>mer., 12 mars 2025 13:35:35 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1110</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La revue Fontaine et ses réseaux en 1943 </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1117</link>
      <description>Fontaine, fondée à Alger en 1939, occupe en 1943 une place majeure dans le champ des revues littéraires légales en raison de son opposition déclarée à la Révolution nationale depuis juillet 1940. « Revue de la Résistance en pleine lumière », selon l’expression de son directeur Max-Pol Fouchet, elle est passée du statut de petite revue provinciale à celui de rivale directe de la NRF grâce à la qualité de ses sommaires où se côtoient Aragon, Éluard, Supervielle, Daumal ou Pierre Emmanuel et à l’intransigeance de ses positions. Si la question de l’importation de la littérature en langue étrangère a toujours été centrale dans le projet littéraire de Fontaine, cette orientation prend un relief très particulier avec les bouleversements apportés par le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942. En effet, Fontaine se trouve coupée de ses auteurs qui résident en métropole désormais entièrement occupée. Elle se trouve donc contrainte de réinventer une large partie de son projet éditorial qui repose désormais sur une dynamique d’importation de la littérature étrangère dont les manifestations les plus éclatantes sont les numéros spéciaux consacrés l’un à la littérature américaine en août 1943 et l’autre à la littérature britannique à l’été 1944 qui n’auraient pu être conçus et produits sans un solide réseau de collaborateurs et sans soutiens politiques au plus haut niveau chez les Alliés.  Fontaine, launched in Algiers in 1939, occupies a major place in the field of legal literary journals in 1943 because of its declared opposition to the Révolution Nationale since July 1940. &quot;Revue de la Résistance en pleine lumière&quot;, according to the expression of its director Max-Pol Fouchet, it grew from a small provincial journal to a direct rival of the NRF thanks to the quality of its contents and collaborators featuring Aragon, Éluard, Supervielle, Daumal and Pierre Emmanuel, and to the intransigence of its positions. If importing foreign literature was always central to Fontaine's literary project, this orientation took a very particular turn with the upheavals brought about by the Anglo-American landing of November 8, 1942. Indeed, Fontaine found itself cut off from its authors who lived in a now fully-occupied mainland France. It therefore had to rethink a large part of its editorial project, which was now based on foreign literature, with, strikingly, the special issues devoted to American literature in August 1943 and British literature in summer 1944, which could not have come into being without the help of a solid network of collaborators and political support at the highest level among the Allies.  </description>
      <pubDate>mer., 12 mars 2025 13:52:45 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1117</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Couverture Atlantide n°8 </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1129</link>
      <pubDate>mer., 12 mars 2025 14:09:54 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1129</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Atlantide n° 8 Volume intégral </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1130</link>
      <pubDate>mer., 12 mars 2025 14:10:25 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1130</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>