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    <title>collaboration</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1088</link>
    <description>Términos de índices</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Les Troyennes de Sénèque dans la traduction de Gabriel Boissy. Une tragédie antique de circonstance</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1091</link>
      <description>La traduction des Troyennes de Sénèque par Gabriel Boissy (1879-1949), créée sur la scène du Palais de Chaillot le 1er juillet 1943 et publiée la même année chez Thérain, est la dernière traduction procurée par cet écrivain journaliste qui a consacré l’essentiel de sa carrière à la « renaissance tragique ». Si le théâtre antique a toujours été une référence centrale pour Boissy, au carrefour de ses préoccupations esthétiques et politiques, l’intérêt, nouveau, pour le monde latin et pour Sénèque est le signe d’une conversion à la romanité sous l’influence de Maurras. La pièce antique qui fait entendre la déploration des femmes de Troie sur le sort de leur patrie détruite, prenait, dans le contexte du Paris occupé, une résonance particulière ; précédée d’une préface qui explicite à l’attention du public français de 1943 « les leçons » à tirer de cette « tragédie de la défaite », la traduction, simplificatrice et dynamique, force régulièrement le texte original pour faire entendre, par-delà la voix des personnages antiques, un appel clair à la soumission et une célébration des « nouveaux maîtres » ; elle offre un exemple représentatif de la tentation de l’instrumentalisation des classiques caractéristique de la période. Seneca’s Troyennes, the last translation by Gabriel Boissy (1879-1949), was staged in Paris (Palais de Chaillot) on the 1st of July 1943. Gabriel Boissy was an influent writer and journalist during the interwar period. His interest for antic theatre grounded on both aesthetic and politic reasons; this translation of Seneca especially shows his conversion to Romanity, under Charles Maurras’ influence. This tragedy, staging the lamentations of Trojan women after the fall of Troy, had a special relevance for the French audience in 1943. Boissy’s foreword emphasizes the « lessons » of this « defeat’s tragedy » and the translation, which simplifies and energizes the original text, celebrates the « new masters » of France, as an attempt to sway the French people in favour of the Collaboration. It is as such an emblematic example of the instrumentalization of the classical texts during the German Occupation.  </description>
      <pubDate>mar., 11 mars 2025 15:53:47 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 28 mai 2025 15:56:08 +0200</lastBuildDate>
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      <title>1943, un tournant pour l’Aktion Übersetzung ? Otto Abetz et l’organisation des traductions de l'allemand</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1077</link>
      <description>Notre contribution se concentre sur le rôle d'Otto Abetz, ambassadeur d'Allemagne à Paris, dans l'organisation des traductions de l'allemand en français, notamment dans le programme qu'il avait initié dès janvier 1941 sous le nom d’Aktion Übersetzung. Davantage que la presse que les Français savaient étroitement surveillée, c'est le livre qui était aux yeux d'Abetz le média à privilégier pour qui voulait gagner l'adhésion du peuple français à la politique du Reich. Assisté du directeur de l'Institut allemand, Karl Epting, et d'un Comité de traduction franco-allemand, Abetz fit établir une liste de près de 500 ouvrages dont la moitié auraient effectivement été traduits jusqu'au milieu de l'année 1943, contre environ 300 ouvrages traduits pour l'ensemble de la période de l'Occupation. L'Aktion Übersetzung aurait donc connu un net ralentissement entre 1942 et 1943, lequel coïncida avec le rappel temporaire à Berlin, de Karl Epting suivi par celui d’Otto Abetz, sous le feu des critiques de la Propaganda-Abteilung parisienne comme de son propre ministre de tutelle, Joachim von Ribbentrop. Dans quelle mesure cette situation conflictuelle eut-elle des conséquences sur la politique culturelle menée à Paris, notamment en matière de traductions ? Dans un premier temps, nous établirons le bilan bibliométrique des traductions de l'allemand parues en 1943 (et donc préparées en 1941-1942, sous la houlette d'Abetz) ; dans un deuxième temps, nous mettrons l'accent sur la traduction de quelques ouvrages ou auteurs « non désirés » ou peu appréciés par Berlin. Ce double bilan confirmera la divergence de vues entre Paris et Berlin : il n'y aurait donc pas eu une, mais des politiques allemandes en matière de traduction ou, pour le moins, un infléchissement de la stratégie entre 1942 et 1943.  This contribution discusses the role played by Otto Abetz, the German ambassador to Paris, in organizing translations from German into French, particularly in the program launched as early as January 1941 under the name Aktion Übersetzung. Rather than focusing on the press, which the French knew was under close surveillance, Abetz favoured books as the prime medium for swaying the French people in favour of the Reich’s policies. With the help of Karl Epting, the head of the German Institute, and a Franco-German translation committee, Abetz drew up a list comprising nearly 500 works. It is estimated that half of these had been translated by mid-1943, out of around 300 translated books for the entire period of the Nazi occupation of France. It may therefore be surmised that the Aktion Übersetzung floundered between 1942 and 1943, a moment when Karl Epting was temporarily called back to Berlin, only to be followed by Otto Abetz. The latter was then the butt of criticism from both the Propaganda-Abteilung in Paris and Joachim von Ribbentrop, the minister who had direct authority over him. To what extent did such a tense situation bear on the cultural policy led in Paris at that juncture, particularly regarding translations? My answer to this question will be twofold. First, I will present a bibliometric report of all translations from German published in 1943 (which were, presumably, prepared in 1941-1942, under the aegis of Abetz). Then, I will address the translations of certain “unsuitable” books or authors which Berlin disapproved of. This cross perspective will confirm the existence of diverging views between Paris and Berlin, proving that instead of just one, there may have been several German policies with regards to translation, or at least a shift in strategy between 1942 and 1943.  </description>
      <pubDate>mar., 11 mars 2025 15:30:29 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 14 avril 2025 15:13:01 +0200</lastBuildDate>
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