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    <title>Vers et prose. Formes alternantes et formes hybrides</title>
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    <description> Le lecteur moderne a en effet tendance &amp;agrave; consid&amp;eacute;rer comme impures les formes mixtes qui m&amp;ecirc;lent la prose et le vers. Cela r&amp;eacute;sulte sans doute d&amp;rsquo;un certain conformisme, car le bon go&amp;ucirc;t, depuis l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque classique latine, exclut le m&amp;eacute;lange et la vari&amp;eacute;t&amp;eacute;, cat&amp;eacute;gories esth&amp;eacute;tiques rel&amp;eacute;gu&amp;eacute;es au genre mineur de la satura. La difficult&amp;eacute; de lire aujourd&amp;rsquo;hui les formes mixtes r&amp;eacute;sulte aussi probablement d&amp;rsquo;un processus de &amp;laquo; d&amp;eacute;sapprentissage &amp;raquo; : nous avons oubli&amp;eacute;, en quelque sorte, que, dans notre histoire litt&amp;eacute;raire, nombreuses sont les &amp;oelig;uvres o&amp;ugrave; se m&amp;ecirc;lent d&amp;rsquo;une fa&amp;ccedil;on ou d&amp;rsquo;une autre les deux modes d&amp;rsquo;expression que constituent la prose et la po&amp;eacute;sie versifi&amp;eacute;e. Pour tenter de se rep&amp;eacute;rer dans le maquis des formes mixtes associant prose et vers, il convient de distinguer les formes o&amp;ugrave; alternent des passages en prose et des passages versifi&amp;eacute;s (formes &amp;laquo; alternantes &amp;raquo;) et celles qui tendent au contraire vers un id&amp;eacute;al de fusion de la po&amp;eacute;sie et de la prose (formes &amp;laquo; hybrides &amp;raquo;). Dans ce volume sera examin&amp;eacute; tout d&amp;rsquo;abord le vers dans le r&amp;eacute;cit classique, d&amp;rsquo;une part dans la tradition du Si&amp;egrave;cle d&amp;rsquo;or espagnol (Marta Cuenca-Godbert), d&amp;rsquo;autre part dans la tradition du roman chinois classique (Philippe Postel). Deux articles s&amp;rsquo;interrogent ensuite sur le traitement du vers dans le discours satirique et didactique (Nicolas Correard ainsi que Hugues Marchal et Nicolas Wanlin). Deux autres articles s&amp;rsquo;int&amp;eacute;ressent &amp;agrave; l&amp;rsquo;insertion des po&amp;egrave;mes versifi&amp;eacute;s dans la prose romantique (Lucie Lagard&amp;egrave;re et Dominique Peyrache-Leborgne). Une &amp;eacute;tude est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la traduction d&amp;rsquo;un po&amp;egrave;me versifi&amp;eacute; dans un texte en prose (Christine Lombez). Le dernier article propose une pr&amp;eacute;sentation des formes &amp;agrave; la fois mixtes et alternantes existant dans la tradition litt&amp;eacute;raire arabe (In&amp;egrave;s Horchani).  The modern reader tends to consider as impure the mixed forms that mix prose and verse. This is probably the result of a certain conformism, because good taste, since the classical Latin era, excludes mixing and variety, aesthetic categories relegated to the minor genre of satura. The difficulty of reading mixed forms today also probably results from a process of &amp;laquo;unlearning&amp;raquo;: we may have forgotten that in our literary history, there are many works in which the two modes of expression that constitute prose and versified poetry are somehow mixed. In an attempt to identify the conundrum of mixed forms associating prose and verse, it is necessary to distinguish the forms where passages in prose and versified passages alternate (&amp;laquo;alternating&amp;raquo; forms) and those which pretend to achieve an ideal of fusion between poetry and prose (&amp;laquo;hybrid&amp;raquo; forms). In this volume will be first examined verse in the classical narrative, in the tradition of the Spanish Golden Age (Marta Cuenca-Godbert), and in the tradition of the classical Chinese novel (Philippe Postel). Two articles then question the treatment of verse in satirical and didactic discourse (Nicolas Correard along with Hugues Marchal and Nicolas Wanlin). Two other articles focus on the insertion of versified poems in romantic prose (Lucie Lagard&amp;egrave;re and Dominique Peyrache-Leborgne). A study is devoted to the translation of a versified poem into a text in prose (Christine Lombez). The last article proposes a presentation of both mixed and alternating forms existing in the Arabic literary tradition (In&amp;egrave;s Horchani). </description>
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    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 09 oct. 2024 13:59:09 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>ven., 20 juin 2025 11:19:57 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Avant-propos </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=174</link>
      <description>Le lecteur moderne a en effet tendance à considérer comme impures les formes mixtes qui mêlent la prose et le vers. Cela résulte sans doute d’un certain conformisme, car le bon goût, depuis l’époque classique latine, exclut le mélange et la variété, catégories esthétiques reléguées au genre mineur de la satura. La difficulté de lire aujourd’hui les formes mixtes résulte aussi probablement d’un processus de « désapprentissage » : nous avons oublié, en quelque sorte, que, dans notre histoire littéraire, nombreuses sont les œuvres où se mêlent d’une façon ou d’une autre les deux modes d’expression que constituent la prose et la poésie versifiée. Pour tenter de se repérer dans le maquis des formes mixtes associant prose et vers, il convient de distinguer les formes où alternent des passages en prose et des passages versifiés (formes « alternantes ») et celles qui tendent au contraire vers un idéal de fusion de la poésie et de la prose (formes « hybrides »). Dans ce volume sera examiné tout d’abord le vers dans le récit classique, d’une part dans la tradition du Siècle d’or espagnol (Marta Cuenca-Godbert), d’autre part dans la tradition du roman chinois classique (Philippe Postel). Deux articles s’interrogent ensuite sur le traitement du vers dans le discours satirique et didactique (Nicolas Correard ainsi que Hugues Marchal et Nicolas Wanlin). Deux autres articles s’intéressent à l’insertion des poèmes versifiés dans la prose romantique (Lucie Lagardère et Dominique Peyrache-Leborgne). Une étude est consacrée à la traduction d’un poème versifié dans un texte en prose (Christine Lombez). Le dernier article propose une présentation des formes à la fois mixtes et alternantes existant dans la tradition littéraire arabe (Inès Horchani). The modern reader tends to consider as impure the mixed forms that mix prose and verse. This is probably the result of a certain conformism, because good taste, since the classical Latin era, excludes mixing and variety, aesthetic categories relegated to the minor genre of satura. The difficulty of reading mixed forms today also probably results from a process of «unlearning»: we may have forgotten that in our literary history, there are many works in which the two modes of expression that constitute prose and versified poetry are somehow mixed. In an attempt to identify the conundrum of mixed forms associating prose and verse, it is necessary to distinguish the forms where passages in prose and versified passages alternate («alternating» forms) and those which pretend to achieve an ideal of fusion between poetry and prose («hybrid» forms). In this volume will be first examined verse in the classical narrative, in the tradition of the Spanish Golden Age (Marta Cuenca-Godbert), and in the tradition of the classical Chinese novel (Philippe Postel). Two articles then question the treatment of verse in satirical and didactic discourse (Nicolas Correard along with Hugues Marchal and Nicolas Wanlin). Two other articles focus on the insertion of versified poems in romantic prose (Lucie Lagardère and Dominique Peyrache-Leborgne). A study is devoted to the translation of a versified poem into a text in prose (Christine Lombez). The last article proposes a presentation of both mixed and alternating forms existing in the Arabic literary tradition (Inès Horchani). </description>
      <pubDate>mer., 09 oct. 2024 14:04:44 +0200</pubDate>
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      <title>Le traitement du prosimètre dans les Nouvelles exemplaires de Cervantès </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=225</link>
      <description>Dans la production littéraire espagnole du Siècle d’Or, le prosimètre occupe une place toute particulière en tant que laboratoire d’écriture. Dans les Nouvelles exemplaires (1613) Cervantès offre une leçon d’histoire littéraire du prosimètre en contexte. Les nouvelles étudiées (Le Jaloux d’Estrémadure, L’Illustre Laveuse de vaisselle et La Petite Gitane) sont une visite en condensé de la tradition, un exemple des virtualités du prosimètre. In the Spanish literary production of the Golden Age, prosimetrum occupies a special place as a writing laboratory. In the Exemplary Novels (1613), written in prosimetrum, Cervantes offers a lesson in literary history. The studied novellas (El celoso extremeño, La ilustre fregona, La gitanilla) are a kind of digest of literary tradition, an example of the potentialities of prosimetrum. </description>
      <pubDate>mar., 22 oct. 2024 12:27:32 +0200</pubDate>
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      <title>L’insertion de poèmes dans le roman classique en Europe et en Chine </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=232</link>
      <description>L’insertion de poèmes versifiés dans la prose romanesque est une pratique vérifiée à la fois dans la tradition chinoise et la tradition européenne. En s’appuyant sur un vaste choix de romans chinois ainsi que sur deux romans français, L’Astrée et La nouvelle Héloïse, cet article se propose d’en étudier les modalités à la fois dans la diachronie, par une mise en perspective historique, et dans la synchronie, en dressant une typologie formelle et fonctionnelle. Versified poems inserted within novelistic prose are noticeable in the Chinese as well as in the European traditions. This paper aims at studying the characteristic features of poetic insertions within a vast choice of Chinese novels and two French novels, namely L’Astrée and La nouvelle Héloïse. It first deals with a diachronic overview and then proposes a formal and functional typology of what may seem today as a phenomenon of literary hybridity. </description>
      <pubDate>mar., 22 oct. 2024 15:26:46 +0200</pubDate>
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      <title>Pots-pourris de vers et de proses : de la satire menippée au tribunal critique des Lumières (Saint-Hyacinthe, Pope) </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=238</link>
      <description>Rarement comparés, Le Chef-d’œuvre d’un inconnu de Thémiseul de Saint-Hyacinthe et la Dunciad d’Alexander Pope reposent sur un jeu de parodie satirique mêlant vers et prose dans un pot-pourri ménippéen. Ces deux textes se présentent comme des éditions critiques fictives d’un poème annoté par la prose commentatrice d’érudits postiches et passablement fous (Mathanasius), ou stupides (Scriblerus et alii). Dans les deux cas, la relation entre le vers et la prose, qui a rarement été étudiée en tant que telle, se trouve compliquée par l’insertion de citations poétiques au sein de la prose annotatrice. Nous proposons une description attentive de ces dispositifs, qui souligne leur variété et leur instabilité. L’excentricité satirique du mélange tend à dépasser la visée initiale pour faire de ces textes des tribunaux littéraires des productions anciennes, modernes et contemporaines, en même temps qu’un lieu de réflexion critique sur les relations entre prose et poésie. Thémiseul de Saint-Hyacinthe’s Le Chef-d’œuvre d’un inconnu and Alexander Pope’s Dunciad, which have never really been compared, both use satirical parody in order to blend prose and verse in a Menippean hotchpot. Both texts are presented as fictitious critical editions of a poem, annotated by the prose of mock commentators, either mad ones (Mathanasius), or dumb ones (Scriblerus et alii). In both cases, the relationship between verse and prose, which has hardly been studied as such, becomes more complex as poetical quotes are inserted within the annotating prose. We describe such device, underlining their variety and instability. The satirical eccentricity of the prosimetric blend tends to exceed the initial intent : transforming those texts in literary courts of Ancient, modern and contemporary productions, it also makes them an interesting place of critical reflexion on the relationships between prose and poetry. </description>
      <pubDate>mar., 22 oct. 2024 16:39:02 +0200</pubDate>
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      <title>Le prosimètre didactique et scientifique de la fin du XVIIIe au début du XXe siècle </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=245</link>
      <description>La première partie du XIXe siècle a vu fleurir des prosimètres spécialisés, qui prennent la forme de lettres galantes tout en relevant de la vulgarisation des savoirs scientifiques. Comment prose et vers négocient-ils ici, non seulement leurs relations mutuelles, mais leurs relations respectives au didactisme ? Et quelle place ces œuvres revendiquent-elles face à deux autres pratiques contemporaines associant vers et prose, les grands poèmes scientifiques complétés par des notes et les proses de vulgarisation insérant des citations poétiques ? Enfin, quelle figure d’auteur se dégage de ces textes ainsi que de l’analyse sociologique des écrivains qui signent ces prosimètres ? S’agit-il d’une unité originale, capable, peut-être, de synthétiser les valeurs associées à la prose et aux vers, ou d’une constellation de fonctions instables, mêlant les postures du savant, du précepteur, du poète, ou encore du compilateur ? Highly specialized prosimetra were published in France during the first half of the 19th Century: they took the guise of wooing letters, yet aimed at popularizing science. How do prose and verse relate to each other here, and how does each form relate to didacticism? How did the prosimetra try to compete with two major contemporary genres that also mixed verse and prose: scientific poems with notes in prose, and books of popular science that included poetic quotations? Finally, according to the way they are staged in the texts and to external, sociological data, what sort of people wrote these prosimetra? Are they special authors, capable of unifying the different values associated to verse and prose, or should we rather speak of a nexus of instable functions, oscillating between the positions of the scientist, the private tutor, the poet or the compiler? </description>
      <pubDate>mer., 23 oct. 2024 10:21:42 +0200</pubDate>
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      <title>Le récit romantique (Allemagne-Angleterre victorienne) </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=259</link>
      <description>Le roman romantique n’a pas inventé le mélange des genres qui existait dans la forme antique du prosimètre et dans le roman médiéval, mais il l’a nettement remis à l’honneur après la rigoureuse séparation des genres imposée par la poétique classique et ses théoriciens. Les romans gothiques ou romances anglais ouvrent incontestablement la voie. Le romance se distingue du novel, certes par son goût pour le surnaturel et le mystérieux, mais aussi par l’insertion de poèmes au sein du récit en prose, souvent sous forme de ballades chantées par les personnages. Walter Scott, collecteur d’anciennes ballades écossaises est lui aussi tout naturellement conduit à mêler dans ses romances historiques le vers et la prose. En Allemagne, c’est également la fascination exercée par la chanson populaire qui explique l’infiltration du roman par des formes versifiées, dès le Wilhelm Meister de Goethe. Ces caractéristiques lyriques du romance et des premiers romans romantiques allemands expliquent que la notion de « roman-poème » se soit assez largement diffusé au sein du romantisme européen. The romantic romance did not invent the mix of genres which existed in the ancient form of prosimetre and in the medieval romance, but it clearly reintroduced it, after the strict separation of genres imposed by classical poetic and theorists. English gothic romances undoubtedly open the way. The « romance » is distinguished from the « novel » , certainly by its taste for the supernatural and mysterious, but also by inserting poems in the narrative prose, often in the form of ballads sung by the characters. Walter Scott, former Scottish ballads collector is also naturally led to meddle in its historical « romances » verse and prose. In Germany, it is also the fascination of popular song which explains the infiltration of the romance by forms in verse, from Goethe’s Wilhelm Meister. These lyrical characteristics of the « romance » and the first German romantic novels explain that the concept of &quot;novel-poem&quot; was fairly widely distributed within the European Romantic. </description>
      <pubDate>mer., 23 oct. 2024 11:33:36 +0200</pubDate>
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      <title>Mixité formelle arabe : exemples et enjeux </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=266</link>
      <description>Cette étude analyse deux aspects importants de la littérature arabe : d’une part, les écrivains doivent choisir entre deux statuts, celui de poète ou celui de prosateur ; d’autre part, le mélange entre prose et poésie au sein d’un même texte produit une confusion entre ce qui relève du poétique et ce qui relève du prophétique. Les œuvres de Jâhiz (775-868), Ibn Sînâ (890-1037), Harîrî (1054-1122), Ibn Ruchd (1126-1198),Tahtâwî (1801-1873), Gibran (1883-1931), Tayyib Sâlih (1929-2008) et Ali Ahmad Saïd (1930-), illustrent ces deux spécificités de la littérature arabe et l’étude montre finalement que la mixité formelle entre prose et poésie s’apparente à une transgression. Ainsi, il est possible de mieux saisir comment la créativité formelle brise certains tabous idéologiques. This study analyses two important aspects about Arabic literature: on the one hand, the authors have to choose between the statute of poetry writers and the statute of prose writers; on the other hand, the mixture prose/poetry in the same text causes a mix-up between poetry and prophecy. By comparing some publications of Arabic writers like Jâhiz (775-868), Ibn Sînâ (890- 1037), Harîrî (1054-1122), Ibn Ruchd (1126-1198), Tahtâwî (1801-1873), Gibran (1883-1931), Tayyib Sâlih (1929-2008) and Ali Ahmad Saïd (1930-), the author of this analysis reaches the conclusion that formal mixture of prose and poetry is a kind of transgression. This way, it is possible to determine how formal creativity breaks some ideological taboos. </description>
      <pubDate>mer., 23 oct. 2024 14:11:24 +0200</pubDate>
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      <title>Enjeux du vers et de la prose dans la traduction française de La Maison de Vie de Dante Gabriel Rossetti (1887) </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=271</link>
      <description>En 1887 paraît chez Lemerre la première traduction française de The House of Life, recueil de sonnets du poète anglais préraphaélite Dante-Gabriel Rossetti, dans la version de Clémence Couve. Fait inhabituel, il s’agit d’une double traduction : les poèmes sont en effet « traduits littéralement et littérairement », une version en vers faisant face, sur la même page, à une traduction en prose, comme si la traductrice avait voulu éprouver, en un même geste, les capacités respectives du vers et de la prose. Cet article mettra en évidence la nécessité de questionner la pertinence de distinctions traditionnelles (selon lesquelles par exemple traduire en prose garantirait une plus grande « fidélité » sémantique que le vers) et de proposer une nouvelle interprétation de ce phénomène à la lumière de l’esthétique poétique fin-de-siècle. In 1887, Parisian editor Alphonse Lemerre published the first French translation of Dante-Gabriel Rossetti’s collection of sonnets The House of Life. Quite unexpectedly and upon Mrs Couve’s explicit initiative, the poems are put into French both “literally and literarily” : a prose version appears on the same page as the verse translation, as if the translator intended to experiment both ways to find the most adequate. This paper will question some traditionally accepted beliefs on translation (according which, for instance, a prose translation should be semantically more “faithful” to the original than a versified one) and suggest a new interpretation of this unusual translative gesture in the light of French fin-de-siècle poetics. </description>
      <pubDate>mer., 23 oct. 2024 14:24:07 +0200</pubDate>
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      <title>La poésie comme suspens et syncope rythmique de la prose. Ugo Foscolo (1778-1827) et Samuel Taylor Coleridge (1772-1834) </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=290</link>
      <description>À partir de l’étude des Ultime lettere di Jacopo Ortis d’Ugo Foscolo et d’incursions dans les textes de Coleridge (Lay Sermons et Biographia Literaria) et de Schlegel (Athenaeum), nous examinons la façon dont la poésie intervient dans la prose soit sous la forme de prose poétique, soit sous la forme de véritables insertions de vers. Autour de la remise en question plus générale du roman comme narration en prose déroulant le fil d’une intrigue, nous étudions la poésie comme contrepoint à la prose, en son sein, et comme contrepoids à l’histoire politique. En effet, nous nous attachons à mener ensemble l’étude formelle et l’analyse contextuelle des années 1797-1815 afin de souligner les possibilités d’écriture poétique du fait historique le plus prosaïque. Proceeding from the study of Ugo Foscolo’s Ultime lettere di Jacopo Ortis and visiting from time to time Coleridge’s (Lay Sermons and Biographia Literaria) and Schlegel’s (Athenaeum) texts, we intend to examine the way poetry modifies prose either by adopting poetic prose, either by inserting versified poetry. As these texts disconnect the novel from the linear plot of a narrative prose, and redefine the generic categories, we aim to study poetry as a counterpoint to prose, and as a counterweight to political history, within prose texts. Indeed, we endeavour to conduct both a formal study and a contextual analysis concerning the period between 1797 and 1815, in order to highlight the poetic writing of both prosaic and historical facts. </description>
      <pubDate>lun., 25 nov. 2024 16:13:50 +0100</pubDate>
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