<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Auteurs : Nicolas Correard</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=244</link>
    <description>Pubblicazioni di Auteurs Nicolas Correard</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>D’« accidents » en « rencontres » : hasard, connaissance et conscience artistique dans les adaptations italienne et française du conte de Serendip à la renaissance</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=794</link>
      <description>Parmi les rencontres avec l’Orient qui ont permis de renouveler la prose narrative à la fin de la Renaissance, le conte des princes de Sérendip a connu un succès considérable grâce à la traduction par Armeno, en 1557, de sources persanes (Peregrinaggio di tre giovanni figliuoli), laquelle a elle-même inspiré une libre imitation par Béroalde de Verville, en 1610 (Le Voyage des princes fortunez). Plusieurs études ont déjà mis en lumière les enjeux structurels et culturels de ce processus d’adaptation. Nous insisterons pour notre part sur l’intérêt pour la contingence narrative et la réflexivité à l’œuvre. Le récit italien propose un nouveau modèle de relations causales inattendues et intrigantes, dans un moment carrefour de l’histoire de la tradition novellistique issue de Boccace. L’auteur français fond cette matière romanesque dans le creuset d’une allégorie alchimisante, pour mieux provoquer émerveillement et interrogation. En tant que lecteurs et en tant qu’écrivains, Armeno et Verville expérimentent des « accidents » et des « rencontres » qui suscitent la curiosité et l’interprétation, faisant de la sérendipité la clef de la création littéraire. Among the encounters with the Orient that rejuvenated narrative prose during the end of the Renaissance, the tale of the princes of Serendip enjoyed considerable success thanks to Armeno’s 1557 translation of Persian sources (Peregrinaggio di tre giovanni figliuoli), which itself inspired a free imitation by Béroalde de Verville in 1610 (Le Voyage des princes fortunez). While several studies have shed light on the structural and cultural process of adaptation, we will pinpoint the interest for narrative contingency and the reflexivity at stake. The Italian book consciously set up a new model for unexpected and puzzling causal relationships, at the crossroads in the history of Boccaccian novelistic tradition; the French author casts this narrative matter into the mould of an alchemical allegory, in order to provoke wonder and puzzlement. As readers and writers, Armeno and Verville experimented unusual “accidents” and “encounters”, fostering curiosity and interpretation, making serendipity the crux of literary creation.  </description>
      <pubDate>mar., 03 déc. 2024 16:36:36 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 08 avril 2025 11:42:08 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=794</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Avant-propos</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=744</link>
      <description>La « rencontre » est un terme polysémique en moyen français, qui désigne aussi bien la mise en contact de deux ou de plusieurs personnes que toute forme de concomitance inattendue entre divers faits, ou diverses idées. Les études du présent volume mesurent toute l’importance de cette notion à la Renaissance, et d’abord par sa mise en relation avec des synonymes ou des équivalents en français et dans d’autres langues anciennes et modernes. Les contributions rassemblées portent sur des corpus divers : traductions humanistes (Olivier Guerrier), écrits historiographiques (Alicia Viaud), peinture (Florence Buttay), poésie (Louise Dehondt), roman (Romain Ménini, Nicolas Correard). Elles convergent pour montrer qu’en marge des cadres établis, en particulier du couple Fortune/Providence qui reste central dans la pensée de la Renaissance, cette époque cherche un nouveau lexique car elle teste de nouvelles manières de penser le rôle décisif de la contingence dans l’existence humaine : les périls de la vie militaire, qui passent par de multiples chocs de faible envergure, à l’issue peu prévisible, plus que par les batailles rangées ; les hasards de la rencontre galante, qui relativisent le mythe de la prédestination amoureuse ; le saisissement de la mort, cette surprise fatale et toujours recommencée… Autant de thèmes ou de scènes qui fascinent les écrivains et les artistes de la Renaissance. Même la vie des grands hommes s’avère tissée de hasards, reconnaissent les humanistes. Dès lors, ils expérimentent des nouveaux modèles, en particulier des modèles narratifs, permettant de raconter l’accident, l’opportunité, la découverte… en un mot la « rencontre ». “Rencontre” is a polysemic term in Middle French, which can designate a meeting of two or several people, but also any form of unexpected concomitance between several facts or ideas. The studies gathered in this volume show the importance of this notion in the Renaissance, first and foremost through its relation to synonyms and equivalents in French and other ancient and modern languages. The contributions cover a wide range of corpuses: humanist translations (Olivier Guerrier), historiographical writings (Alicia Viaud), painting (Florence Buttay), poetry (Louise Dehondt) and the novel (Romain Ménini, Nicolas Correard). They show that, in the margins of established frameworks—in particular the couple of notions Fortune/Providence which remained central to Renaissance thought—, this era was searching for a new lexicon because it was testing new ways of thinking about the decisive role of contingency in human existence: the perils of military life, with its many small-scale clashes and unpredictable outcomes, rather than pitched battles; the hazards of gallant encounters, which put the myth of predestined love into perspective; the shock of death, that fatal and ever-repeated surprise... So many themes and scenes that fascinated Renaissance writers and artists. Humanists recognized that even the lives of great men were woven together by chance. From then on, they experimented with new models, in particular narrative models, to tell the accidents, the opportunities, the discoveries... in a word, the “encounters”. </description>
      <pubDate>mar., 03 déc. 2024 15:07:20 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 04 déc. 2024 11:26:12 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=744</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Pots-pourris de vers et de proses : de la satire menippée au tribunal critique des Lumières (Saint-Hyacinthe, Pope)</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=238</link>
      <description>Rarement comparés, Le Chef-d’œuvre d’un inconnu de Thémiseul de Saint-Hyacinthe et la Dunciad d’Alexander Pope reposent sur un jeu de parodie satirique mêlant vers et prose dans un pot-pourri ménippéen. Ces deux textes se présentent comme des éditions critiques fictives d’un poème annoté par la prose commentatrice d’érudits postiches et passablement fous (Mathanasius), ou stupides (Scriblerus et alii). Dans les deux cas, la relation entre le vers et la prose, qui a rarement été étudiée en tant que telle, se trouve compliquée par l’insertion de citations poétiques au sein de la prose annotatrice. Nous proposons une description attentive de ces dispositifs, qui souligne leur variété et leur instabilité. L’excentricité satirique du mélange tend à dépasser la visée initiale pour faire de ces textes des tribunaux littéraires des productions anciennes, modernes et contemporaines, en même temps qu’un lieu de réflexion critique sur les relations entre prose et poésie. Thémiseul de Saint-Hyacinthe’s Le Chef-d’œuvre d’un inconnu and Alexander Pope’s Dunciad, which have never really been compared, both use satirical parody in order to blend prose and verse in a Menippean hotchpot. Both texts are presented as fictitious critical editions of a poem, annotated by the prose of mock commentators, either mad ones (Mathanasius), or dumb ones (Scriblerus et alii). In both cases, the relationship between verse and prose, which has hardly been studied as such, becomes more complex as poetical quotes are inserted within the annotating prose. We describe such device, underlining their variety and instability. The satirical eccentricity of the prosimetric blend tends to exceed the initial intent : transforming those texts in literary courts of Ancient, modern and contemporary productions, it also makes them an interesting place of critical reflexion on the relationships between prose and poetry. </description>
      <pubDate>mar., 22 oct. 2024 16:39:02 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 10 mars 2025 12:03:57 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=238</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>