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    <title>sexualité</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=694</link>
    <description>Termini degli indici</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Ce sexe qui n’est pas un cheveu. Réévaluer les critiques féministes-matérialistes du consentement : le groupe de Questions féministes</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=1661</link>
      <description>Cet article s’intéresse aux échanges entre l’anthropologue italienne Paola Tabet et le groupe français Questions féministes, méconnu en Italie. Cette contribution se propose de restaurer un dialogue manqué entre féminisme italien et français au cours des années soixante-dix. Récupérer ce dialogue manqué, que Paola Tabet a néanmoins intégré et nous permet donc d'explorer, ouvre d'importants espaces de réflexion sur des sujets contemporains à l'intersection de féminisme, éthique et sexualité. En particulier, nous soutiendrons que la récupération de cet encrage matérialiste du féminisme radical peut permettre des discussions et des critiques plus riches autour de la notion de consentement. Une reconceptualisation qui nous permettrait d’éviter trois pièges majeurs : la tension entre les racines libérales du concept de consentement et sa vocation émancipatrice ; le potentiel oppressif de l’exceptionnalisme sexuel ; enfin, le danger d’essentialisme, de naturalisation ou réification de la sexualité. This article looks at the exchanges between the Italian anthropologist Paola Tabet and the French group Questions féministes, which is little known in Italy. The aim of this contribution is to restore a dialogue that was missed between Italian and French feminism in the 1970s. Recovering this missed dialogue, which Paola Tabet has nonetheless integrated and thus allows us to explore, opens up important areas for reflection on contemporary issues at the intersection of feminism, ethics and sexuality. We will argue that the recovery of this materialist anchoring of radical feminism can enable richer discussions and critiques about the notion of consent. This reconceptualisation would enable us to avoid three major pitfalls: the tension between the liberal roots of the concept of consent and its emancipatory vocation; the oppressive potential of sexual exceptionalism; and the danger of essentialising, naturalising or reifying sexuality.  </description>
      <pubDate>lun., 07 avril 2025 16:05:51 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 28 mai 2025 11:43:57 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Fêlures, éclats et exsudations du corps dans Histoires parallèles</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=850</link>
      <description>La fiction qui se déploie dans Histoires parallèles se défend de faire œuvre historique ou documentaire mais elle tisse d’inexorables liens avec l’histoire européenne des années 1920 à 1989, c’est-à-dire de la régence nimbée de national-socialisme de l’amiral Miklós Horthy à la chute du mur de Berlin. Décrivant avec précision la consistance de l’étron de merde ou celle de la gelée humaine que constituent la cervelle, le sang et l’urine des corps écrasés, l’écriture de Péter Nádas peut être qualifiée de corporelle – voire d’organique, parfois de génitale. Elle s’attache avec minutie à dépeindre les corps pris dans les rets de l’Histoire, ces corps qui gardent trace des rêves totalitaires, des stratégies politiques et des pratiques sociales mais aussi de la censure et des interdictions qu’ils produisent. Une des forces du roman réside dans l’organisation de la rencontre entre la profondeur philosophique d’une réflexion sur l’Histoire, sur les enjeux de son écriture, et l’inscription radicale de cette même Histoire dans des tissus organiques et des fluides corporels donnant lieu à des récits à la puissance visuelle stupéfiante. Dans un jeu de correspondances, la haute teneur philosophique et politique du roman se mesure à l’aune de sa propension à sonder l’abject, l’hyper-organique et l’hyper-sexuel.  Parallel Stories is not a historical novel or a documentary novel but the fiction has close and relentless ties with History of Europe from 1920’s until 1989, that is to say from Admiral Miklós Horthy's pronazi regency until the collapse of the Berlin wall. Péter Nádas describes accurately the consistency of the turd or the consistency of the human jelly made of brain, blood and urine of crushed bodies: Péter Nádas’ writing spreads out bodily, even organically and is sometimes purely genital. Péter Nádas endeavours to describe precisely the bodies caught up in the snare of History: these bodies keep track of totalitarian dreams, of political strategies and of social practices but also of the censorship and of the prohibitions they convey. In Parallel Stories, and it’s probably one of the main strengths of the novel, Péter Nádas organizes the encounter of a philosophical form of history thinking, a reflection about what is at stake when we write History and how History leaves tangible traces, radically written in body tissues and bodily fluids – the description of these traces giving rise to narratives which are stupefyingly visual. In a kind of matching game, the high philosophy content and the high politics content of the novel are matched by its ability to scrutinize the abjection, the hyperorganical and the hypersexual. </description>
      <pubDate>jeu., 05 déc. 2024 10:17:55 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 02 avril 2025 16:07:43 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« Madame la péruvienne » et les hommes : regards sur le corps masculin à travers la Correspondance de Françoise de Graffigny</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=687</link>
      <description>Françoise de Graffigny, née en 1695, qui devint soudainement en 1748 une romancière célébrée à travers toute l’Europe avec ses Lettres d’une Péruvienne, est aussi, même si on le sait moins, l’autrice d’une monumentale Correspondance de 2 500 lettres adressée à François Devaux, son meilleur ami, demeuré en Lorraine tandis qu’elle avait gagné Paris. Pendant vingt ans, de 1738, où elle quitte Nancy jusqu’à sa mort en décembre 1758, l’épistolière évoque avec la fidélité et la sincérité d’une diariste, sans filtre ni tabou aucun, tous les sujets des plus quotidiens aux plus littéraires. Nous nous proposons dans cet article d’étudier le regard de Françoise de Graffigny, « la Péruvienne » comme la surnomma mi-affectueusement, mi-ironiquement Voltaire, sur les hommes, inconnus, connaissances, amis ou amants, qu’elle croise et côtoie. Comment évoque-t-elle leur physique ? leur caractère ? Qu’observe-t-elle et apprécie-t-elle chez eux ? Qu’est-ce qui la touche et la trouble chez ceux qu’elle aima ? Enfin, le regard de la Péruvienne sur les hommes diffère-t-il de celui qu’elle porte sur les femmes, est-il spécifique ? Françoise de Graffigny, who unexpectedly became a famous writer across Europe in 1748 thanks to her Lettres d’une Péruvienne, was also the writer of a monumental Correspondence of 2500 letters addressed to her best friend, François Devaux, who stayed in Lorraine while she moved to Paris. During twenty years, from her leaving Nancy in 1738 on to her death in December 1758, the epitolary writer dealt with all kind of topics, from the most common to the most literary, with the frankness and the sincerity of a diarist. In this article I will analyse the way Françoise de Graffigny, « The Peruvian woman » as Voltaire nicknamed her, portrays men, strangers, acquaintances, friends or lovers she met and socialized with. How does she describe their look and their behaviour ? What does she observe and what does she value in them ? What did touch or trouble her in those she loved? Last but not least, does she consider men in the same light as women or is there a specific approach to the former?  </description>
      <pubDate>mar., 03 déc. 2024 12:03:03 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 02 avril 2025 15:45:38 +0200</lastBuildDate>
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