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    <title>Zayde</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=722</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Une « défiance naturelle de tous les hommes » : Mme de Lafayette misandre ?</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=715</link>
      <description>La condamnation des passions est au cœur de l’éthique développée dans l’ensemble de l’œuvre de Mme de Lafayette ; cependant, ce pessimisme n’affecte pas les deux sexes de la même façon : les femmes sont clairement des victimes des hommes, et si la passion détruit les unes, elle éprouve beaucoup moins les autres. La condamnation des passions, plutôt que de signaler l’influence de l’augustinisme, ne traduirait-elle pas une forme de misandrie féminine ? En parcourant l’ensemble de l’œuvre (La Princesse de Montpensier, Zayde, La Princesse de Clèves), on constate la récurrence d’intrigues mettant en scène des héroïnes anéanties par l’inconstance et la légèreté de leurs amants. Si de telles intrigues ne sont pas nouvelles en littérature, ce qui change, c’est la prise de parole par une femme romancière qui recommande une « défiance naturelle de tous les hommes ». Plus que le pessimisme augustinien, cette dénonciation ne traduit-elle pas la conscience claire qu’a Mme de Lafayette, formée par la Préciosité, que les inégalités de genre ne permettent pas des rapports équitables entre les sexes ? The condemnation of passions is at the heart of the ethics developed throughout Mme de Lafayette's work; however, this pessimism does not affect both sexes equally: women are clearly victims of men, and while passion destroys some, it hurts others much less. Rather than pointing out the influence of Augustinism, does the condemnation of the passions not reflect a form of female misandry? Going through the entire work (La Princesse de Montpensier, Zayde, La Princesse de Clèves), we see the recurrence of intrigues featuring heroines overwhelmed by their lovers’s inconstancy and thougtlessness. If such intrigues are not new in literature, what changes is the speech by a female novelist recommending a &quot;natural distrust of all men&quot;. More than Augustinian pessimism, does this denunciation not reflect the clear awareness that Mme de Lafayette, formed by Preciousness, has that gender inequalities do not allow fair relations between women and men. </description>
      <pubDate>mar., 03 déc. 2024 13:49:14 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 08 avril 2025 16:45:59 +0200</lastBuildDate>
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