<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>homosexualité</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=841</link>
    <description>Términos de índices</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Promenades dans l’île Marguerite</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=855</link>
      <description>Au sein du roman-monstre qu’est Histoires parallèles, le long chapitre consacré à l’île Marguerite, située au milieu du Danube et lieu de rencontres homosexuelles clandestines, est révélateur de la modernité singulière de Péter Nádas. Il témoigne de son hypersexualité transgressive et de sa radicalité expressive, tout en accomplissant l’un des gestes majeurs du roman : l’inscription de l’histoire (voire d’un « inconscient » national) dans une mémoire somatique. Les déambulations nocturnes du personnage de Kristóf dans les taillis de l’île Marguerite, au risque de la honte sociale et de la rafle, se superposent ainsi au massacre des Juifs hongrois perpétré sous le régime pronazi de Miklós Horthy. Au-delà, le monde nocturne de l’île, avec sa géographie marginale, se présente comme une société organisée et hiérarchisée : une hétérotopie tenant à la fois du sanctuaire et de l’enfer, du féodalisme et de la démocratie « limitée », mais démontrant surtout, chez Nádas, l’étroite solidarité entre l’hypersexuel et l’hyperpolitique.  In the monster novel that is Parallel Stories, the extensive chapter devoted to Margarita Island, located in the middle of the Danube and the site of clandestine homosexual encounters, reveals Peter Nádas' singular modernity. It exemplifies his transgressive hypersexuality and expressive radicalism, while demonstrating one of the novel's major ideas: the inscription of history (and even of a national &quot;subconscious&quot;) in a somatic memory. Kristóf's nocturnal wanderings through the coppices of Marguerite Island, at the risk of social shame and roundup, are thus superimposed on the massacre of Hungarian Jews perpetrated under Miklós Horthy's pronazi regime. Beyond this, the island's nocturnal world, with its marginal geography, presents itself as an organized, hierarchical society: a heterotopia between sanctuary and hell, feudalism and &quot;limited&quot; democracy, but above all demonstrating, in Nádas’ works, the close solidarity between the hypersexual and the hyperpolitical. </description>
      <pubDate>jeu., 05 déc. 2024 10:30:03 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 02 avril 2025 16:08:00 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=855</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le voyeur, le voleur et l’espion : corps en effraction dans la trilogie mémorielle de Péter Nádas </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=839</link>
      <description>La figure du père-espion hante la trilogie romanesque de Péter Nádas : l’écrivain décrit une Hongrie totalitaire où la crainte de l’arrestation arbitraire par dénonciation accompagne toutes les relations humaines, sociales et personnelles. L’infraction est déterminée de façon arbitraire et les personnages sont partout sous surveillance. Dans cet environnement étouffant pourtant, la fiction propose un retournement : renverser l’infraction en effraction, être voyeur, trouver de la joie et s’exprimer par le plaisir de regarder qui écarte la crainte d’être vu. L’érotisme et l’exposition de soi s’offrent en réponse spectaculaire à la dissimulation et à la contrainte. La relecture de l’Histoire passe alors par une perception sensible des événements, une mémoire dissidente, toute de sensations et de souvenirs du corps. The figure of the spy-father haunts Peter Nádas's novel trilogy. The writer portrays a totalitarian Hungary where the fear of arbitrary arrest through denunciation permeates all human, social, and personal relationships. Offenses are determined arbitrarily, and characters are under constant surveillance. However, within this suffocating environment, fiction offers a reversal: to transform offense into intrusion, to find joy and express oneself through the pleasure of observation, thereby dispelling the fear of being seen. Eroticism and self-exposure become a spectacular response to concealment and constraint. The reinterpretation of history thus entails a sensitive perception of events, a dissident memory comprised of bodily sensations and memories. </description>
      <pubDate>mer., 04 déc. 2024 17:08:34 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 02 avril 2025 16:07:25 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/atlantide/index.php?id=839</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>