esthétique https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/blank/index.php?id=717 Entrées d’index fr 0 Le kitsch : une esthétique hors-normes ?... https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/blank/index.php?id=766 Cet article se propose d’explorer la notion de kitsch, apparue à la fin du xixe siècle. D’abord perçu comme esthétique et art de vivre de la bourgeoisie triomphante, le kitsch va peu à peu être associé à la classe moyenne puis aux milieux populaires. Tout au long du xxe siècle, et surtout avec l’entrée dans la postmodernité à partir des années 1960, les choses commencent à changer de perspective. Selon Gillo Dorfles, le kitsch naîtrait d’une conception de l’art basée sur l’ascension sociale et la consommation. Il apparaît dès que le sacré est démystifié et remplacé par des fétiches et de nouveaux rites en relation avec l’homme-machine, le sport, la musique, la danse. Les « hommes de mauvais goût » jouiraient de tout ce qui est de mauvais goût car, selon Dorfles, ils confondent jugement esthétique et jugement éthique. Le kitsch serait plein de faux dramatisme, de pathos et de sentimentalisme. mar., 11 oct. 2022 16:35:16 +0200 jeu., 17 nov. 2022 15:27:36 +0100 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/blank/index.php?id=766 D’une norme à l’autre https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/blank/index.php?id=707 La comédie mêlée d’ariettes, forme d’opéra-comique qui voit le jour dans les années 1750, est un genre hybride, qui repose sur une alternance de dialogues parlés et d’airs chantés, dont découle un mélange des registres, les ariettes favorisant l’introduction du registre pathétique au sein de la comédie. Cette absence d’unité dans les procédés induit une progression dramatique discontinue, qui repose sur la juxtaposition de situations et de tableaux, visant à saisir le spectateur. Le genre est décrié par les tenants de la doctrine classique, qui considèrent le mélange comme une imperfection et l’image comme un piège tendu aux sens du spectateur. Or, la naissance de ce genre s’inscrit dans un mouvement de réforme du théâtre qui repose, dans la deuxième moitié du xviiie siècle, sur l’idée que le mélange est l’image de la nature. Une telle conception, qui s’affranchit des codes de la représentation classique, invite à évaluer les œuvres à l’aune d’une norme nouvelle fondée sur le jugement du spectateur. Ce changement de point de vue reflète l’importance grandissante accordée à la sensibilité et à son expression au siècle des Lumières : c’est dans l’émotion du spectateur qu’il convient désormais de penser la normalité de la comédie mêlée d’ariettes. mar., 26 avril 2022 17:28:59 +0200 mar., 15 nov. 2022 17:20:04 +0100 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/blank/index.php?id=707