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    <title>couleurs</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=778</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Couleurs et sons de la ville médiévale</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=813</link>
      <description>L’article se déroule en deux temps à partir des deux sens du mot « bigarré ». La notion de « couleurs qui tranchent les unes sur les autres » est abordée en premier lieu. La question de la couleur dans l’espace urbain est rarement traitée. La raison est la quasi absence des couleurs dans les descriptions des villes ou de leurs habitants au Moyen Âge. L’évocation des tenues vestimentaires, en dehors soit des scènes de rituels ou de spectacles soit d’écrits qui recensent les divers métiers urbains (tisserands, teinturiers), inclut rarement des couleurs. Dans un second temps, « bigarré » est pris dans son sens plus figuré de « ce qui est composé d’éléments variés et disparates ». La diversité des citadins est donnée à voir par les moyens rhétoriques de l’énumération, d’inventaires hétéroclites et de l’anaphore, qui insistent sur l’affluence, l’animation, le bruit. Ce dernier, à l’inverse des couleurs, est largement mentionné par les auteurs qui plongent les lecteurs au cœur des rues en évoquant leur univers bourdonnant et confus. La bigarrure en ville est avant tout sonore.  The article unfolds in two parts, based on the two meanings of the word ‘motley’ (bigarré). The notion of ‘colours that stand out from one another’ is addressed first. The question of colour in urban spaces is rarely discussed. The reason is the near absence of colours in descriptions of towns or their inhabitants during the Middle Ages. Mentions of clothing, apart from either scenes of rituals or performances, or writings that list the various urban trades (weavers, dyers), rarely include colors. In the second part, ‘motley’ is taken in its more figurative sense of ‘that which is made up of varied and disparate elements.’ The diversity of city dwellers is revealed through rhetorical means such as enumeration, eclectic inventories, and anaphora, which emphasize crowdness, activity, and noise. The latter, unlike colors, is widely mentioned by authors, who immerse readers in the heart of the streets by evoking their buzzing and chaotic atmosphere. In towns, the motley is primarily auditory. </description>
      <pubDate>mar., 03 févr. 2026 18:21:25 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 30 mars 2026 15:26:53 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Polychromie et monochromie dans le Prologue Général des Contes de Canterbury et du Livre de la Duchesse de Chaucer </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=773</link>
      <description>Lorsque l’on évoque la couleur au Moyen Âge en soulignant la notion de nombre (« foules bigarrées »), on pense aussitôt à l’usage des couleurs dans les vastes rassemblements tels que les armées, les joutes étudiées par Michel Pastoureau, ou les réunions festives dépeintes dans Les Très Riches Heures du Duc de Berry, où la grisaille du monde paysan contraste fortement avec l’étalage somptueux des teintes des atours de la noblesse. Cet article prend appui sur deux textes de Geoffrey Chaucer, le Prologue Général des Contes de Canterbury et Le Livre de la Duchesse, afin d’explorer le sens des différences dans le traitement des couleurs (ou de leur absence) dans ces deux textes pourtant écrits par le même auteur. Le Prologue Général présente les pélerins sur le point de partir pour Canterbury, souligne la vitalité propre à chacun, leur exubérance ou leur tempérance ; il insiste sur la matérialité des descriptions qui sont une véritable galerie de portraits empreints d’un dynamisme représentatif suggérant un microcosme en mouvement, une société spectaculaire et grouillante, bruyante, sollicitant tous les sens. Le Livre de la Duchesse, lui, constitue un texte monochrome en noir et blanc, fondé sur l’intériorité, l’évocation de la solitude et la vénération de la bien-aimée disparue. Ici point de foule ni de cadre urbain. Dans les tons du deuil et du chagrin, Chaucer met en scène Jean de Gand (le Chevalier Noir) et Blanche, son épouse défunte, une dame blanche devenue ombre et souvenir. Ces tonalités passéistes s’opposent aux teintes multiples des vêtements et accessoires des pèlerins de Canterbury, et la lecture en miroir de ces deux textes construit un diptyque qui donne à voir les changements dans la société anglaise de la fin du xive siècle : d’une part, l’émergence de la classe marchande, disparate, bavarde, formant pourtant un tout, et, d’autre part, le déclin d’un système de valeurs morales et politiques. When we think of colour in the Middle Ages, and emphasize the notion of numbers (“motley crowds”), what immediately comes to mind is the use of colour in vast gatherings such as the armies, the jousts studied by Michel Pastoureau, or the festive reunions depicted in Les Très Riches Heures du Duc de Berry, where the grayness of the peasant world contrasts sharply with the sumptuous display of hues in the attire of the nobility. This article uses two texts by Geoffrey Chaucer, the General Prologue to The Canterbury Tales and The Book of the Duchess, to explore the meaning of the differences in the treatment of color (or lack of it) in these two texts by the same author. The General Prologue introduces the pilgrims about to leave for Canterbury, highlighting their vitality, exuberance or temperance; it insists on the materiality of the descriptions, which are a veritable gallery of portraits imbued with a representative dynamism suggesting a microcosm in motion, a spectacular and teeming society, noisy and soliciting all the senses. The Book of the Duchess, on the other hand, is a monochrome, black-and-white text based on interiority, the evocation of solitude and the veneration of the departed beloved. There are no crowds here, and there is no urban setting. In tones of mourning and grief, Chaucer presents John of Gaunt (the Black Knight) and Blanche, his late wife, a white lady who has become a shadow and a memory. These old-fashioned tones contrast with the multiple hues of the Canterbury pilgrims’ clothing and accessories, and the mirror reading of these two texts creates a diptych that reveals the changes in English society at the end of the 14th century: on the one hand, the emergence of the merchant class, disparate, talkative, yet forming a whole, and, on the other, the decline of a system of moral and political values. </description>
      <pubDate>mar., 03 févr. 2026 15:45:58 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 30 mars 2026 15:22:53 +0200</lastBuildDate>
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