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    <title>Foules bigarrées au Moyen Âge</title>
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    <category domain="https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=77">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 23 mai 2025 12:29:31 +0200</pubDate>
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      <title>Préambule  </title>
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      <pubDate>mar., 13 janv. 2026 10:37:05 +0100</pubDate>
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      <title>Langues bigarrées au Moyen Âge : langues de spécialité comme expression d’un groupe ? </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=757</link>
      <description>Les langues de spécialité font partie intégrante de l’enseignement actuel des langues étrangères. Elles participent à la professionnalisation des apprenants et à leur intégration optimale dans le monde du travail. Cet article se propose d’examiner la situation des langues de spécialité au Moyen Âge en considérant notamment plusieurs aspects. La première partie sera consacrée au métier de parlier alors que la deuxième partie relèvera les termes techniques dans les glossaires (le glossaire d’Épinal dans cet article). Quelques chroniques historiques seront ensuite analysées pour y déceler la trace d’une ou plusieurs langues de spécialité. Enfin, les termes spécifiques au commerce du pastel seront abordés.  Specialised languages are an integral part of today’s foreign language teaching. They contribute to the professionalisation of learners and their optimal integration into the world of work. This article examines the situation of languages for specific needs in the Middle Ages, looking at several aspects in particular. The first part will focus on the craft of parlier, while the second part will look at technical terms in glossaries (the Épinal glossary in this article). Some historical chronicles will then be analysed for traces of one or more specialised languages. Finally, some terms specific to the pastel trade will be scrutinised.  </description>
      <pubDate>mar., 03 févr. 2026 14:25:50 +0100</pubDate>
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      <title>Polychromie et monochromie dans le Prologue Général des Contes de Canterbury et du Livre de la Duchesse de Chaucer  </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=773</link>
      <description>Lorsque l’on évoque la couleur au Moyen Âge en soulignant la notion de nombre (« foules bigarrées »), on pense aussitôt à l’usage des couleurs dans les vastes rassemblements tels que les armées, les joutes étudiées par Michel Pastoureau, ou les réunions festives dépeintes dans Les Très Riches Heures du Duc de Berry, où la grisaille du monde paysan contraste fortement avec l’étalage somptueux des teintes des atours de la noblesse. Cet article prend appui sur deux textes de Geoffrey Chaucer, le Prologue Général des Contes de Canterbury et Le Livre de la Duchesse, afin d’explorer le sens des différences dans le traitement des couleurs (ou de leur absence) dans ces deux textes pourtant écrits par le même auteur. Le Prologue Général présente les pélerins sur le point de partir pour Canterbury, souligne la vitalité propre à chacun, leur exubérance ou leur tempérance ; il insiste sur la matérialité des descriptions qui sont une véritable galerie de portraits empreints d’un dynamisme représentatif suggérant un microcosme en mouvement, une société spectaculaire et grouillante, bruyante, sollicitant tous les sens. Le Livre de la Duchesse, lui, constitue un texte monochrome en noir et blanc, fondé sur l’intériorité, l’évocation de la solitude et la vénération de la bien-aimée disparue. Ici point de foule ni de cadre urbain. Dans les tons du deuil et du chagrin, Chaucer met en scène Jean de Gand (le Chevalier Noir) et Blanche, son épouse défunte, une dame blanche devenue ombre et souvenir. Ces tonalités passéistes s’opposent aux teintes multiples des vêtements et accessoires des pèlerins de Canterbury, et la lecture en miroir de ces deux textes construit un diptyque qui donne à voir les changements dans la société anglaise de la fin du xive siècle : d’une part, l’émergence de la classe marchande, disparate, bavarde, formant pourtant un tout, et, d’autre part, le déclin d’un système de valeurs morales et politiques. When we think of colour in the Middle Ages, and emphasize the notion of numbers (“motley crowds”), what immediately comes to mind is the use of colour in vast gatherings such as the armies, the jousts studied by Michel Pastoureau, or the festive reunions depicted in Les Très Riches Heures du Duc de Berry, where the grayness of the peasant world contrasts sharply with the sumptuous display of hues in the attire of the nobility. This article uses two texts by Geoffrey Chaucer, the General Prologue to The Canterbury Tales and The Book of the Duchess, to explore the meaning of the differences in the treatment of color (or lack of it) in these two texts by the same author. The General Prologue introduces the pilgrims about to leave for Canterbury, highlighting their vitality, exuberance or temperance; it insists on the materiality of the descriptions, which are a veritable gallery of portraits imbued with a representative dynamism suggesting a microcosm in motion, a spectacular and teeming society, noisy and soliciting all the senses. The Book of the Duchess, on the other hand, is a monochrome, black-and-white text based on interiority, the evocation of solitude and the veneration of the departed beloved. There are no crowds here, and there is no urban setting. In tones of mourning and grief, Chaucer presents John of Gaunt (the Black Knight) and Blanche, his late wife, a white lady who has become a shadow and a memory. These old-fashioned tones contrast with the multiple hues of the Canterbury pilgrims’ clothing and accessories, and the mirror reading of these two texts creates a diptych that reveals the changes in English society at the end of the 14th century: on the one hand, the emergence of the merchant class, disparate, talkative, yet forming a whole, and, on the other, the decline of a system of moral and political values. </description>
      <pubDate>mar., 03 févr. 2026 15:45:58 +0100</pubDate>
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      <title>Couleurs et sons de la ville médiévale </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=813</link>
      <description>L’article se déroule en deux temps à partir des deux sens du mot « bigarré ». La notion de « couleurs qui tranchent les unes sur les autres » est abordée en premier lieu. La question de la couleur dans l’espace urbain est rarement traitée. La raison est la quasi absence des couleurs dans les descriptions des villes ou de leurs habitants au Moyen Âge. L’évocation des tenues vestimentaires, en dehors soit des scènes de rituels ou de spectacles soit d’écrits qui recensent les divers métiers urbains (tisserands, teinturiers), inclut rarement des couleurs. Dans un second temps, « bigarré » est pris dans son sens plus figuré de « ce qui est composé d’éléments variés et disparates ». La diversité des citadins est donnée à voir par les moyens rhétoriques de l’énumération, d’inventaires hétéroclites et de l’anaphore, qui insistent sur l’affluence, l’animation, le bruit. Ce dernier, à l’inverse des couleurs, est largement mentionné par les auteurs qui plongent les lecteurs au cœur des rues en évoquant leur univers bourdonnant et confus. La bigarrure en ville est avant tout sonore.  The article unfolds in two parts, based on the two meanings of the word ‘motley’ (bigarré). The notion of ‘colours that stand out from one another’ is addressed first. The question of colour in urban spaces is rarely discussed. The reason is the near absence of colours in descriptions of towns or their inhabitants during the Middle Ages. Mentions of clothing, apart from either scenes of rituals or performances, or writings that list the various urban trades (weavers, dyers), rarely include colors. In the second part, ‘motley’ is taken in its more figurative sense of ‘that which is made up of varied and disparate elements.’ The diversity of city dwellers is revealed through rhetorical means such as enumeration, eclectic inventories, and anaphora, which emphasize crowdness, activity, and noise. The latter, unlike colors, is widely mentioned by authors, who immerse readers in the heart of the streets by evoking their buzzing and chaotic atmosphere. In towns, the motley is primarily auditory. </description>
      <pubDate>mar., 03 févr. 2026 18:21:25 +0100</pubDate>
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      <title>Dans la foule des reliques : l’affluence aux ostensions dans les Mémoires de Philippe de Vigneulles (1510) </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=828</link>
      <description>Le rituel des ostensions a fait l’objet d’une attention moins grande de l’historiographie que d’autres rituels collectifs, comme les processions. Les quelques études sur le thème ont pourtant bien mis en évidence leur particularité et leur intérêt : en choisissant des dates annuelles pour exposer des reliques cachées le reste de l’année, les possesseurs des reliques concentrent la venue des pèlerins dans la ville sur quelques jours, occasions d’autres manifestations socio-économiques, comme les foires. Dans ce rituel, les fidèles partagent une émotion puissante, qui définit ceux qui font partie de l’assemblée des bons chrétiens et qui n’en fait pas partie : ainsi le moine de Clairvaux Jacques Gallot écrit-il en 1521, devant le Suaire de Chambéry : « n’est pas crestien, a mon advis, que en la voyant n’a cremeur en soy et plus n’en dit. » L’ostension définit ce que Barbara Rosenwein nomme une « communauté émotionnelle ». Avec les récits de pèlerins et les ordonnances rédigées par les notables, les mesures prises par le clergé permettent de mettre en évidence un lexique de l’émotion pieuse, un éventail de pratiques affectives lors des ostensions à la fin du Moyen Âge, ainsi que leur importance sociale. The ritual of ostensions has received less attention from historiography than other collective rituals, such as processions. The few studies that have been carried out on the subject, however, have highlighted their particularity and interest: by choosing annual dates to exhibit relics that are hidden from view for the rest of the year, the relics’ owners concentrate the arrival of pilgrims in town over a few days, on the occasion of other socio-economic events, such as fairs. In this ritual, the faithful share a powerful emotion, which defines those who are part of the assembly of good Christians and those who are not: thus the monk of Clairvaux, Jacques Gallot, wrote in 1521, in front of the Shroud of Chambéry: “n’est pas crestien, a mon advis, que en la voyant n’a cremeur en soy et plus n’en dit.” Ostension defines what Barbara Rosenwein calls an “emotional community”. Together with pilgrims’ accounts and ordinances drawn up by notables, the measures taken by the clergy reveal a lexicon of pious emotion, a range of affective practices during ostensions in the later Middle Ages, and their social importance. </description>
      <pubDate>mar., 03 févr. 2026 18:35:45 +0100</pubDate>
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      <title>La bigarrure des peuples chez quatre auteurs castillans de la première moitié du xiiie siècle : Diego García, Rodrigo Jiménez de Rada,  </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=842</link>
      <description>L’objectif de ces pages est de rassembler et de présenter les matériaux qui permettent une étude détaillée de l’utilisation textuelle de listes de noms de lieux et de peuples par quatre auteurs qui participèrent à la vie intellectuelle de la Castille au début du xiiie siècle : Diego García, Rodrigo Jiménez de Rada, l’auteur anonyme du Libro de Alexandre, Guillermo Pérez de la Calzada. Ces clercs érudits transmirent des savoirs par le biais d’inventaires d’ethnonymes, ce qui semble indiquer à la fois une prédilection pour les catalogues colorés de mots et un intérêt pour l’ethnographie. Plusieurs passages à caractère énumératif des œuvres en question révèlent certaines spécificités de la pratique scripturale de ces érudits proches des sphères monarchique et ecclésiastique, actifs dans le royaume de Castille-León dans la première moitié du xiiie siècle. De tels exercices rhétoriques signifient aussi l’appétence de ces auteurs pour la description de foules bigarrées. El objetivo de estas páginas es reunir el material que permitirá un estudio detallado del uso textual de listas de nombres de lugares y pueblos por parte de cuatro autores que participaron en la vida intelectual de Castilla a principios del siglo XIII : Diego García, Rodrigo Jiménez de Rada, el autor anónimo del Libro de Alexandre y Guillermo Pérez de la Calzada. Estos clérigos letrados transmitieron saberes a través de inventarios de etnónimos, lo que parece indicar tanto una predilección por los catálogos coloridos de palabras como un interés por la etnografía. Varios pasajes de carácter enumerativo de las obras en cuestión revelan ciertos rasgos de la práctica escrituraria de dichos eruditos, próximos a los ámbitos monárquico y eclesiástico y activos en el reino de Castilla y León en la primera mitad del siglo XIII. Semejantes ejercicios retóricos significan también el apetito de dichos autores por la descripción de muchedumbres abigarradas. </description>
      <pubDate>mar., 10 mars 2026 16:16:36 +0100</pubDate>
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      <title>Deux regards de moralistes sur la société castillane médiévale : le Rimado de Palacio de Pero López de Ayala et le Spejo de la vida humana de Rodrigo Sánchez de Arévalo </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=862</link>
      <description>Cet article se propose d’étudier l’image de la société castillane médiévale que proposent deux revues des états du monde, l’une du xive siècle et l’autre du xve. Les deux auteurs portent sur cette société un regard de moraliste chrétien marqué par des a priori relevant, dans le premier cas, de la vision pessimiste d’un monde en crise et, dans le second cas, d’une trajectoire vitale longuement exposée dans le texte.  Este artículo se propone estudiar la imagen de la sociedad castellana medieval que proponen dos revistas de los estados del mundo, una del siglo XIV y la otra del XV. Los dos autores contemplan esta sociedad con una mirada de moralista cristiano caracterizado por unos a priori que emanan, en el primer caso, de la visión pesimista de un mundo en crisis y, en el segundo caso, de una trayectoria vital largamente expuesta en el texto. </description>
      <pubDate>mar., 10 mars 2026 16:32:26 +0100</pubDate>
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      <title>La convivencia entre musulmans, chrétiens et juifs dans les villes d’al-Andalus (xe-xve siècles) : de la controverse d’hier  </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cahiers-du-crini/index.php?id=906</link>
      <description>La convivencia est un thème essentiel de l’historiographie du Moyen Âge espagnol, qui n’a cessé de susciter publications et controverses. Cette bigarrure religieuse est envisagée ici dans le cadre urbain d’al-Andalus aux xe-xve siècles et d’un point de vue historiographique, ce qui permettra de revenir à la controverse d’hier, de mettre en évidence les avancées de ces trente dernières années et, enfin, de présenter les enjeux de l’écriture de l’histoire autour d’une thématique qui reste au cœur de la réflexion historienne. Loin de dresser un bilan exhaustif des très nombreux travaux publiés depuis une trentaine d’années, cette contribution met simplement en évidence les chemins parcourus par la recherche et elle suggère des perspectives de recherche pour demain.  La convivencia es un tema esencial de la historiografía del medioevo español, que no ha dejado de suscitar publicaciones y controversias. Se considera esta mescolanza religiosa en el marco urbano andalusí de los siglos X-XV y desde un enfoque historiográfico, lo que permitirá volver a la controversia de ayer, poner de relieve los avances de los últimos treinta años y, por último, presentar los retos de la escritura de la historia en torno a una temática que queda en el centro de la reflexión de los medievalistas. Sin pretender llevar a cabo un balance exhaustivo de los numerosos trabajos publicados desde hace treinta años, esta contribución pone de relieve, sencillamente, los caminos recorridos por la investigación y sugiere perspectivas de investigación para el futuro. </description>
      <pubDate>ven., 13 mars 2026 13:20:44 +0100</pubDate>
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