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    <title>autisme</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cfla/index.php?id=295</link>
    <description>Términos del Índice</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Autisme, handicap et neurodiversité : Réflexions sur un concept contesté et ses effets sur la recherche dans et à partir du Sud global</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cfla/index.php?id=384</link>
      <description>Le présent travail analyse les coproductions et l’intersectionnalité des catégories « neurodiversité » et « handicap » dans les milieux universitaire et activiste. Il réfléchit à la manière dont est pensée et matérialisée la catégorie « neurodiversité » dans les pratiques des activistes autistes, afin de problématiser les conceptions et les revendications de droits qui permettent son « anthropophagie glocale ». Sur la base d’une révision bibliographique et d’une participation fondée sur l’observation à des recherches universitaire-activiste émancipatrices sur les personnes autistes, l’objectif est double : mettre en question la critique universitaire à partir d’un mouvement social de personnes autistes ; et mettre en question la critique activiste globale à partir des articulations d’un collectif universitaire-activiste au Brésil. Pour contribuer au débat, le texte montre que dans la pratique du collectif, le mouvement militant brésilien met en avant une « identité neurodiverse » en tant qu’articulateur biopolitique d’une collectivité, et ce, tout en comprenant l’autisme comme un « handicap » dans la clé du modèle social et des droits de l’homme – un concept présent dans les principales législations brésiliennes sur le sujet. This paper analyses the co-production and intersectionality of the ‘neurodiversity’ and ‘disability’ categories in academic and activist circles. It reflects on how the category ‘neurodiversity’ is thought about and materialised in the practices of autistic activists, in order to problematise the conceptions and rights claims that enable its ‘glocal anthropophagy’. On the basis of a bibliographical review and observation-based participation in emancipatory academic-activist research on autistic people, the aim is twofold: to question academic critique on the basis of a social movement of autistic people; and to question global activist critique on the basis of the articulations of an academic-activist collective in Brazil. To contribute to the debate, the text shows that in the practice of the collective, the Brazilian activist movement puts forward a ‘neurodiverse identity’ as the biopolitical articulator of a collectivity, while understanding autism as a ‘disability’ in the key of the social model and human rights – a concept present in the primary Brazilian legislation on the subject. </description>
      <pubDate>jeu., 12 déc. 2024 17:48:57 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 sept. 2025 10:15:00 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Savoirs sur l’autisme et savoirs autistes</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cfla/index.php?id=345</link>
      <description>Cet article propose une réflexion critique sur les tensions historiques et actuelles entre les savoirs dominants sur l’autisme et les savoirs autistes, mettant en lumière leur rapport à la neuronormativité. Une analyse des injustices épistémiques subies par les personnes et les communautés a/Autistes y est faite, démontrant comment les savoirs autistes sont souvent marginalisés et discrédités par les groupes dominants. Le concept de neurodiversité y est mobilisé pour illustrer et dénoncer le refus de ces groupes de reconnaître et d’utiliser les savoirs autistes, une attitude qui perpétue la stigmatisation et l’oppression des personnes et des communautés a/Autistes. Les phénomènes du double problème de l’empathie et du camouflage social sont quant à eux utilisés pour illustrer et critiquer la Neurodiversity Lite ainsi que l’instrumentalisation des ressources herméneutiques développées par les a/Autistes. L’article conclut sur une invitation à cultiver l’humilité épistémique et à adopter une posture engagée et militante, une posture d’auto-disempowerment, ou un croisement de ces postures, afin de rompre avec les pratiques sources d’injustices épistémiques ainsi qu’avec la Neurodiversity Lite. This article offers a critical reflection on the historical and current tensions between dominant knowledge about autism and autistic knowledge, highlighting their relationship to neuronormativity. It analyses the epistemic injustices suffered by autistic people and communities, demonstrating how autistic knowledge is often marginalised and discredited by dominant groups. The concept of neurodiversity is used to illustrate and denounce the refusal of these groups to recognise and use autistic knowledge, an attitude that perpetuates the stigmatisation and oppression of autistic people and communities. The phenomena of the dual problem of empathy and social camouflage are used to illustrate and criticise Neurodiversity Lite and the instrumentalisation of the hermeneutic resources developed by autistic people. The article concludes with an invitation to cultivate epistemic humility and to adopt a committed and militant posture, a posture of self-disempowerment, or a combination of these postures, in order to break with practices that are sources of epistemic injustice as well as with Neurodiversity Lite. </description>
      <pubDate>ven., 06 déc. 2024 12:33:15 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 sept. 2025 10:07:08 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Paraboliques et choses sans nom : l’autocorpographie autiste dans la poésie de Pedro de Lucena et de Callum Brazzó</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cfla/index.php?id=322</link>
      <description>Cet article vise à analyser deux œuvres poétiques aux traits autobiographiques : Parabólicas (2018), de Pedro de Lucena, et Movement: performance poetry written down (2019), de Callum Brazzó. Toutes deux ont été écrites par des auteurs autistes et présentent le corps comme une archive où convergent les mémoires. L’analyse est basée sur le concept d’autocorpographie créé par Adelaine LaGuardia (2014). Ce concept, issu de l’étude des autobiographies de personnes transgenres, révèle la nécessité de déconstruire le corps textualisé par la littérature médicale afin de le réécrire collectivement sous d’autres signes. La base théorique de ce travail se situe entre les études littéraires, les études sur le handicap et les études culturelles. Il montre que l’appropriation de l’écriture autocorpographique à travers un genre littéraire en marge du marché de l’édition (la poésie) offre une alternative à l’idée de l’autisme comme auto-isolement. À partir de la libre manifestation de demandes sensorielles du corps autiste dans la poésie, Lucena et Brazzó réécrivent le corps autiste comme un corps en mouvement constant, insaisissable dans sa plénitude par le langage. This article aims to analyse two poetic works with autobiographical traits: Parabólicas (2018), by Pedro de Lucena, and Movement: Performance poetry written down (2019), by Callum Brazzó. Both were written by autistic authors and present the body as an archive where memories converge. The analysis is based on the concept of autocorpography created by Adelaine LaGuardia (2014). This concept, derived from the study of autobiographies of transgender people, reveals the need to deconstruct the body textualised by medical literature in order to rewrite it collectively under other signs. The theoretical basis of this work lies between literary studies, disability studies and cultural studies. It shows that the appropriation of autocorpographic writing through a literary genre on the fringes of the publishing market (poetry) offers an alternative to the idea of autism as self-isolation. Based on the free manifestation of sensory demands of the autistic body in poetry, Lucena and Brazzó rewrite the autistic body as a body in constant movement, elusive in its fullness by language. </description>
      <pubDate>ven., 06 déc. 2024 10:51:34 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 sept. 2025 10:05:47 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Une critique autistique de la rationalité masculine : liens entre le féminisme et la neurodiversité</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/cfla/index.php?id=299</link>
      <description>Ce texte discute des conceptions normatives qui voient l’autisme comme déficit et absence d’humanité en partant des questions posées par Mel Baggs, un‧e militant‧e autiste étasunien‧ne, dans des vidéos partagées sur les réseaux sociaux. En croisant son travail avec des travaux féministes, queer et des études critiques sur le handicap, nous analysons tout d’abord les relations entre les technologies du genre, de la race et de la sexualité avec les troubles mentaux, ainsi que le lien entre le diagnostic de l’autisme et le capitalisme contemporain. Nous mettons en évidence une description critique de la rationalité masculine, qui retrace les limites dans lesquelles l’individu moderne est conçu comme idéal régulateur dans la téléologie normative des théories psychologiques du développement et matérialisé par les institutions disciplinaires, en soulignant ses répercussions dans les discours et les pratiques autour de l’autisme. Nous passons en revue les controverses concernant l’indépendance dans l’articulation entre les technologies de l’écriture et les personnes autistes, en les opposant à la notion d’interdépendance élaborée par les études critiques sur le handicap. En conclusion, nous cherchons à faire entendre les affirmations contre-hégémoniques de la perception autistique, sur la base du travail politique de Mel Baggs, pour souligner l’aspect subversif du mouvement de la neurodiversité au sein des catégories médicales et psychologiques qui déshumanisent l’autisme. This text discusses normative conceptions that see autism as a deficit and absence of humanity, starting from questions posed by Mel Baggs, an American autistic activist, in videos shared on social networks. By intersecting her work with feminist, queer, and critical disability studies, we first analyse the relationships between technologies of gender, race, and sexuality with mental disorders, as well as the link between the diagnosis of autism and contemporary capitalism. We highlight a critical description of masculine rationality, tracing the limits within which the modern individual is conceived as a regulative ideal in the normative teleology of developmental psychological theories and materialised by disciplinary institutions, highlighting its repercussions in the discourses and practices around autism. We review the controversies concerning independence in the articulation between writing technologies and autistic people, contrasting them with the notion of interdependence developed by critical disability studies. In conclusion, we seek to give voice to the counter-hegemonic claims of autistic perception, based on the political work of Mel Baggs, in order to highlight the subversive aspect of the neurodiversity movement within the medical and psychological categories that dehumanise autism. </description>
      <pubDate>mar., 09 janv. 2024 13:48:00 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 25 sept. 2025 09:59:43 +0200</lastBuildDate>
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