<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>melodrama</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1166</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Debunking the American Hero: The Topos of Intoxication in One A.M.</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1158</link>
      <description>This paper aims to discuss the screening of trouble with our senses as spectators which is not only visual but also tactile and aural, in the topos of drunkenness. Silent cinema has interesting films on the subject, among which Chaplin’s One A.M. (1916). Drunkenness is highly spectacular; space and time are altered, and things are unrecognizable. Its chaotic world is predominantly burlesque, but it also provides cinematography for a mise-en-scène of melodrama, as in Wellman’s Wings (1927). Appearing in many films, as Dick Tomasovic shows, drunkenness relies on strongly contrasted moods, between extreme happiness and violent despair. In Samuel Peckinpah’s Major Dundee, (1956) drunkenness goes one step further as it expresses the disintegration of one’s social and psychological identity. From a reflexive point of view, such blurring of our apprehension of the real is a vehicle for an illusory escape from everyday frustrations, thus encouraging criticism of cinema as intoxication in itself. Cet article analyse la mise en scène, par l’ivresse à l’écran, de troubles de nos perceptions comme spectateurs, effets qui ne sont pas non seulement visuels mais aussi tactiles et auriculaires. Le cinéma des premiers temps comporte des films sur le sujet, parmi lesquels Charlot rentre tard (1916) de Chaplin. L’ivresse est spectaculaire car l’espace et le temps sont altérés, et les objets méconnaissables. Ce monde chaotique est d’abord burlesque, mais il permet aussi de mettre en scène le mélodrame. C’est le cas de Wings (1927) de William Wellman. Comme le montre Dick Tomasovic, l’ivresse est un motif écranique qui repose sur de forts contrastes d’humeurs, du bonheur absolu au désespoir le plus violent. Dans Major Dundee de Samuel Peckinpah (1956), l’ivresse franchit une nouvelle étape en exprimant l’effondrement de l’identité sociale et psychologique du personnage. D’un point de vue réflexif, enfin, cette altération de notre perception du réel est un procédé permettant d’échapper d’une manière illusoire aux frustrations quotidiennes, au point de rappeler la critique du cinéma lui-même comme cause d’ivresse du spectateur. </description>
      <pubDate>mer., 27 nov. 2024 10:42:17 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 28 févr. 2025 10:14:47 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1158</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>