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    <title>King (Stephen)</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1456</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Correcting the problem: genre trouble and manipulation in The Shining (Stanley Kubrick’s film, 1980; Mick Garris’s miniseries, 1997)</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1202</link>
      <description>Stephen King’s 1977 horror bestseller The Shining has been notoriously adapted on screen by Stanley Kubrick in 1980. Seventeen years later, greatly dissatisfied with Kubrick’s version, King was to write a teleplay adapted for TV by Mick Garris, aptly called Stephen King’s The Shining (1997), to “correct” the first iconic adaptation. Materializing on screen the notion of “corrections” is also at the heart of both the film and its long-form retelling as the potent horror and madness the hotel exudes contaminate its guests and employees. As normalcy and regular family life are slowly being fully distorted and redefined, the inscription of “trouble” and abnormality diverges widely in the two versions. Alternating between a harrowing story of alcohol addiction and destructive madness, and a tale of the supernatural and resident evil, the filmic narrative changes forms and genres in a sometimes problematic way.  Dans Shining de Stanley Kubrick, les légendaires prises de vue aériennes de la petite Volkswagen grimpant dans la montagne jusqu’à l’hôtel Overlook annoncent déjà la progression tortueuse et retorse de Jack dans l’histoire de l’hôtel et de l’Amérique . La trajectoire sinueuse de la famille dans les Rocheuses matérialise à l’écran les paysages mentaux torturés des personnages, et principalement les désordres mentaux grandissants de Jack (Nicholson). Un œil omniscient, omniprésent et prédateur semble déjà surveiller la famille Torrance. Dans le film culte de Kubrick, les premières touches de dérèglement s’invitent ainsi dans le cadre dès la séquence d’ouverture alors que des images dérangeantes d’origine inconnue s’imposent hors de toute logique narrative. Dans les deux médiums de 1980 et 1997, la ligne qui sépare le drame familial réaliste du récit horrifique se révèle dangereusement trouble dès l’ouverture. L’inscription du trouble et de l’anormalité diverge cependant sensiblement dans les deux versions. La stratégie de représentation du créateur Mick Garris s’appuie résolument sur les codes de l’horreur. Partant de l’insatisfaction de King par rapport à l’adaptation du roman source par Kubrick, il tente donc de corriger le contournement désormais légendaire de Kubrick de l’intérêt de King pour les conventions de l’horreur surnaturelle. Alors qu’ils recréent ce qu’ils jugeaient être le “bon” scénario pour la télévision, King et Garris s’éloignent donc de l’alternance du film entre histoire poignante d’alcoolisme et folie destructrice et conte surnaturel de résurgence du Mal qui avait conduit Kubrick à jouer avec la forme filmique et les catégories génériques de façon parfois problématique. </description>
      <pubDate>mar., 03 déc. 2024 10:29:50 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 24 févr. 2025 18:34:20 +0100</lastBuildDate>
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