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    <title>archéoacoustique</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1648</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>L'Écume éclairée : naviguer entre recherche et création</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1644</link>
      <description>Déployer une conférence-performée comme on tracerait une carte. Cette publication prend naissance dans les sédiments d’une performance intitulée L’Écume éclairée, fruit d'un travail de recherche mené sur l'Île d'Yeu en Vendée en 2023 en collaboration avec le programme interdisciplinaire ODySéÎles et la géologue Elsa Cariou. Cette performance spéculative en archéoacoustique marine imagine un futur où des chercheur·euses sondent les profondeurs atlantiques pour faire ressurgir la mémoire de territoires engloutis. Ce texte s’envisage alors comme un prolongement vivant de la performance. Il ne s’agit pas tant de la « documenter » que d’en poursuivre l’élan, d’en activer les zones sensibles à travers l’écriture. Car si la performance en était le sol, cette publication en devient les courants à la fois multiples et mouvants. Choisir de composer une cartographie performée, une forme fragmentée et ramifiée, tissée de nœuds qui croisent extraits du texte, analyses théoriques, données imaginaires, récits sensoriels et éclats de recherche. Chaque nœud constitue une balise dans cette navigation entre création et réflexion. Ces nœuds ne sont ni fixes ni hiérarchisés ; ils suivent les logiques d’un monde submergé, où les connaissances ne s’empilent pas mais s’entrelacent. Ils permettent de circuler librement entre la conférence performée et les strates de sa fabrication : ses voix, ses paysages, ses intuitions. À travers cette forme, nous nous demanderons ce que peut être une archive qui ne fige pas – non plus un lieu clos de conservation, mais un espace poreux où circulent l’écume, les silences, les présences. Une archive capable de vibrer, d’accueillir l’éphémère, de faire résonner ce qui insiste, tremble ou se dérobe. Ici, l’archive n’est pas seulement un dépôt du passé : elle devient un milieu vivant, traversé par des voix, des gestes, des intentions, et par les questions qui l’ont fait naître. Cette cartographie se lit comme une traversée. Elle reconnaît dans la fiction un espace légitime de production de savoirs, notamment dans le contexte écologique que nous connaissons. D’où l’hypothèse centrale : et si la fiction, lorsqu’elle s’incarne dans une performance située, pouvait devenir un outil d’enquête, de mémoire et de relation ? Une manière d’interroger nos régimes de savoir, nos attachements, nos façons d’habiter le monde. Ce texte se déploie ainsi comme une réflexion poétique, politique et épistémologique sur les potentialités de la recherche-création : explorer comment les formes artistiques peuvent reconfigurer notre rapport aux archives, aux territoires et aux temporalités – et, ce faisant, esquisser de nouvelles manières de connaître et de vivre ensemble. Deploying a performance-based conference as one would draw a map. This publication originates from a performance entitled L’Écume éclairée (The Illuminated Foam), the result of research conducted on the Île d'Yeu in Vendée in 2023 in collaboration with the interdisciplinary programme ODySéÎles and geologist Elsa Cariou. This speculative performance in marine archaeoacoustics imagines a future in which researchers probe the depths of the Atlantic to bring back the memory of submerged territories. This text is therefore intended as a living extension of the performance. It is not so much a question of “documenting” it as of continuing its momentum, activating its sensitive areas through writing. For if the performance was the ground, this publication becomes its multiple and shifting currents. Choosing to compose a performed cartography, a fragmented and ramified form, woven with nodes that intersect excerpts from the text, theoretical analyses, imaginary data, sensory narratives and fragments of research. Each node is a marker in this navigation between creation and reflection. These nodes are neither fixed nor hierarchical; they follow the logic of a submerged world, where knowledge does not pile up but intertwines. They allow us to move freely between the performed lecture and the layers of its construction: its voices, its landscapes, its intuitions. Through this form, we will ask ourselves what an archive that does not freeze time might be – not a closed place of conservation, but a porous space where foam, silences and presences circulate. An archive capable of vibrating, of welcoming the ephemeral, of resonating with what insists, trembles or eludes us. Here, the archive is not just a repository of the past: it becomes a living environment, traversed by voices, gestures, intentions, and the questions that gave rise to it. This cartography reads like a journey. It recognises fiction as a legitimate space for the production of knowledge, particularly in the ecological context we are familiar with. Hence the central hypothesis: what if fiction, when embodied in a situated performance, could become a tool for investigation, memory and relationship? A way of questioning our regimes of knowledge, our attachments, our ways of inhabiting the world. This text thus unfolds as a poetic, political and epistemological reflection on the potentialities of research-creation: exploring how artistic forms can reconfigure our relationship to archives, territories and temporalities – and, in so doing, sketch out new ways of knowing and living together. </description>
      <pubDate>sam., 06 déc. 2025 14:48:59 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 05 janv. 2026 16:02:30 +0100</lastBuildDate>
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