hors-champ https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=220 Entrées d’index fr 0 Ekphrasis de l’écran de fumée et prolifération textuelle : une étude de House of Leaves de Mark Z. Danielewski (2000) et de Dorian, an Imitation de Will Self (2002) https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=273 Publiés au tournant du XXIe siècle, à deux ans d’intervalle, House of Leaves et Dorian, an Imitation s’articulent tous deux autour d’une tension constante entre réalité et fiction, incarnée par le paradigme écranique de la représentation. L’écran, dont la profusion eut dès la première moitié du XXe siècle une influence considérable sur l’évolution de la société occidentale, s’y voit accordé une importance toute particulière, bien qu’il se retrouve délibérément relégué aux marges de l’espace diégétique des deux récits, tout en y jouant un rôle fondamental : la définition même du hors-champ. Encouragés par une quête commune de rédemption, les protagonistes des deux romans entreprennent dès lors de réintégrer ces représentations artistiques dans le cadre diégétique, engendrant une prolifération de l’écrit qui se révèlent n’être qu’un écran de fumée supplémentaire au simulacre sous-jacent. mar., 04 mai 2021 16:49:35 +0200 ven., 07 mai 2021 15:44:42 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=273 Le hors-champ dans les œuvres sonores immersives : des expériences sensorielles de l’espace par le son https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=360 Au-delà du cadre des arts de la scène et des arts visuels, la présence du hors-champ, défini par ce qui n’est pas donné à voir, se manifeste dans une sphère de l’art contemporain, celui des « arts sonores ». Des artistes qui utilisent le médium son, comme Janet Cardiff, Max Neuhaus ou encore le groupe Digital Flesh, créent des environnements sonores et immersifs à l’aide de techniques de spatialisation acoustique où le spectateur est invité à se déplacer afin d’explorer ce qui s’offre à lui. Entre les sons appartenant à l’espace et les sons diffusés par les artistes, deux espaces sonores se superposent, créant la confusion chez les spectateurs. Ces sons spatialisés, dont on ne peut voir la source, convoquent notre mémoire et notre imagination par la création « d’effets de présence ». Un effet de présence est défini comme une illusion, une impression de présence d’un corps ou d’un objet dans un espace par le son alors qu’il n’en est rien. Le son prétendument immatériel et intangible a la capacité de matérialiser des objets et la présence humaine. Il permet de créer un nouvel espace hors-champ mais bien présent. Le spectateur situé au cœur de l’expérience d’écoute fait l’expérience sensorielle des déplacements du son dans l’espace, de l’acoustique du lieu et de son propre corps en tant qu’être sensible dans un monde situé entre le réel et le fictif. mar., 04 mai 2021 16:57:02 +0200 mar., 04 mai 2021 16:57:02 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=360 Le hors-champ et le non-dit à travers les « œuvres-commentaires » de l’exposition Ça vous plaît, Rouen, 2017 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=350 En s’appuyant sur l’exposition « Ça vous plaît » présentée à Rouen en octobre 2017, ce texte propose une analyse du hors-champ et du non-dit dans le texte et l’image de manière simultanée, grâce à l’intervention des « œuvres-commentaires » qui sont, à l’instar des Fruits d’or de Nathalie Sarraute (1963), des œuvres qui contiennent en elles-mêmes les commentaires et interprétations de leurs propres spectateurs, et ne sont constituées que de cela. Grace à ce dispositif, ce qui relève a priori du hors-champ des œuvres glisse dans le champ. Ainsi, la question de nos habitudes vis-à-vis du hors-champ surgit. Comment placer les limites de l’œuvre, comment placer le cadre ? Par ailleurs, quelle place accorder aux textes écrits d’une part, et aux commentaires, interprétations et/ou non-dits d’autre part ? Il s’agit ici d’abord d’expliciter certains fonctionnements de l’art, certaines régularités, voire certaines règles. Mais il s’agit également de questionner ces habitudes qui relèvent parfois presque de l’évidence, à l’instar de la célèbre phrase du chat de Philippe Geluck : « Certains non-dits... vont sans dire. » (Et vous, chat va ?, 2003). Car si les non-dits vont sans dire, ils ne vont pas sans se montrer. Et c’est ce que cette exposition, ainsi que cette contribution, se proposent de faire. mar., 04 mai 2021 16:56:36 +0200 mar., 04 mai 2021 16:56:36 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=350 Comment sous-titrer le sémantisme suggéré d’une œuvre audiovisuelle ? https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=341 Dans une œuvre audiovisuelle, les grammaires linguistique et filmique s’allient pour construire la fiction et lui donner son sens. Traduire le texte d’un métrage d’une langue vers une autre signifie adapter linguistiquement et contextuellement la fiction source à son nouveau public. Pour ce faire, les personnes en charge de la traduction-adaptation d’une œuvre audiovisuelle doivent tenir compte de cette alliance entre langage verbal et langage cinématographique.D’autre part, traduire le contenu sémantique d’une fiction ne consiste pas seulement en la traduction des dialogues sur le plan linguistique. Tout ce qui construit la fiction, toutes les composantes visuelles, sonores et verbales, créent la diégèse d’une œuvre, c’est-à-dire, tout ce qui est possible à l’intérieur de la fiction. Ces potentialités existent à l’écran, dans le champ visuel et auditif des spectateurs, mais également hors-champ. Il n’en reste pas moins que ce qui existe dans la diégèse participe à l’élaboration du contenu sémantique du métrage.C’est pourquoi les traducteurs-adaptateurs auteurs de sous-titres ont besoin de considérer les éléments hors-champ et non-dits qui composent la fiction, afin de tendre vers une traduction du contenu sémantique de l’œuvre la plus cohérente et la plus complète possible. mar., 04 mai 2021 16:55:38 +0200 mar., 04 mai 2021 16:55:38 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=341 Le « retour du dédoublé » à l’écran : mises en scène du double intrapsychique féminin : du hors champ à l’autre scène https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=237 Le présent travail propose une analyse des personnages féminins doubles, compris sous le terme de « double intrapsychique » (Lihi Nagler) dans le cinéma contemporain. Deux personnages a priori distincts se rencontrent et tissent un lien, mais l’un d’entre eux s’avère être la création de l’autre protagoniste qui rêve, imagine, ou hallucine ce deuxième personnage. Le dispositif cinématographique vient renforcer l’ambiguïté inhérente au statut de doppelgänger, par le biais de la double incarnation : deux acteurs distincts incarnent chacun une part d’un seul et même personnage, sans que la fiction ne le dévoile clairement. Le présent travail propose une analyse des différentes mises en scènes de ces personnages doubles, sous le signe de l’illusion, à travers deux extraits de films : D’après une histoire vraie (2017), adaptation de Roman Polanski du roman de Delphine de Vigan (2015), et le célèbre Persona, d’Ingmar Bergman (1966). Cette analyse diachronique mettra en lumière le dispositif illusionnel « encadré » par un effet de « trompe-l’œil » (A. Ledoux) privilégié par Roman Polanski avant d’observer dans un second temps l’esthétique bergmanienne aux contours plus flous. La figure du « hors champ » sera alors centrale ; d’un point de vue métaphorique, dans la mesure où le personnage double incarne une part obscure, une « autre scène » au-delà du sujet, mais également en tant que dispositif scénique, laissant de côté ce qui appartient au monde mental. Le champ devient ainsi le théâtre de ce « retour du dédoublé », aux allures hybrides, entre hallucination, rêve et fantasme. mar., 04 mai 2021 16:45:17 +0200 mar., 04 mai 2021 16:46:36 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=237 Au-delà de l’invisible présence : manifestations audiovisuelles du hors-champ cinématographique https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=225 En plaçant autour du spectateur un monde organisé en images et en sons, le cinéma parlant a ouvert la voie à une multitude de possibilités audiovisuelles. Les relations entre la visualisation et l’écoute furent longtemps placées sous le signe d’une certaine verticalité, mais la bande sonore peut aussi s’émanciper de la bande imagière en exploitant les possibilités du hors-champ en tant que lieu de dynamisation sonore. Aussi, en recourant à différents extraits de films, sélectionnés en fonction du rôle essentiel qu’y joue le hors-champ, nous essaierons d’en interroger la scénographie, les valeurs esthétiques intrinsèques ainsi que les émanations audibles. En effet, dans les séquences convoquées, ledit hors-champ s’édifie exclusivement sur des traces acoustiques. Celles-ci en font ainsi une description plus ou moins approximative, jamais tout à fait précise. Ces fragments sonores peuvent être des cris, des bruits, plus rarement des trames musicales. La puissance des sons se base, à chaque fois, sur l’amplitude d’un (relatif) silence de fond. Le mutisme des personnages creuse le non-dit de la situation. Nous souhaitons démontrer que tous ces sons, qu’il s’agisse de clameurs dont la provenance n’est pas localisable ou de bruits étranges non identifiables, permettent l’édification d’un monde non-visible qui se place à proximité du champ de vision de la caméra tout en restant éternellement à l’extérieur des bordures du cadre. La dimension auditive cherche à dissimuler ses propres causes, et, ainsi, à défier la dimension visuelle. Ces rumeurs, ces échos, ces vibrations perçus stimulent l’oreille du spectateur et peuvent parfois provoquer un certain malaise. En cela, ils suscitent fascination ou frustration mais en appellent toujours à son imaginaire. Condamnés à rester exclus de l’image, tous ces sons se construisent leur propre univers qui s’avère d’une étendue sans bornes, car définitivement invisible. mar., 04 mai 2021 16:44:22 +0200 mar., 04 mai 2021 16:44:22 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=225 Porosités du hors-scène et du hors-champ au théâtre : zones liminaires https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=216 Si le mot « hors-scène » est utilisé de manière empirique pour désigner des espaces, des personnages ou des épisodes invisibles, il n’appartient pas au vocabulaire technique du théâtre et il est parfois remplacé, dans l’usage, par des mots empruntés à d’autres champs artistiques comme « off », « hors-cadre » ou « hors-champ ». Il se construit cependant selon des modalités qui lui sont propres, et doit être distingué de ces notions voisines. Je proposerai tout d’abord une brève définition du hors-scène théâtral, avant d’interroger dans un second temps ses porosités avec le hors-champ cinématographique. Il s’agira ainsi d’esquisser une typologie de cas de hors-scène contemporains caractérisés par des emprunts au cinéma (procédés de montage et/ou de cadrage), en mettant plus particulièrement en lumière des usages de la vidéo qui contribuent à la création d’une zone liminaire – entre visible et invisible – de la scène. mar., 04 mai 2021 16:43:25 +0200 mar., 04 mai 2021 16:43:25 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=216