dramaturgie https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=229 Entrées d’index fr 0 « Si tu avais mal, tu ne le dirais pas… » : le non-dit de la souffrance dans le théâtre de Jean-Luc Lagarce https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=286 Les personnages de Jean-Luc Lagarce sont atteints d’un mal particulier : celui de ne pas pouvoir se dire à l’autre, celui de ne pas pouvoir exprimer leur vérité intime, qui rime avec la souffrance. Cette impossibilité est conditionnée par l’inévitable violence du dialogue, liée au fait que les personnages cherchent, discursivement, à tenir l’autre enfermé dans l’image qu’ils se sont forgées de lui. Le non-dit de la souffrance ne peut pénétrer le champ du dicible que depuis un espace métafictionnel, mais alors il reste sans récepteur. Seule la présence de la mort peut ouvrir la voie à l’expression véritable de la souffrance, ce qui demande que l’autre se sacrifie en renonçant à la parole. mar., 04 mai 2021 16:50:15 +0200 mar., 04 mai 2021 16:50:15 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=286 Au-delà de l’invisible présence : manifestations audiovisuelles du hors-champ cinématographique https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=225 En plaçant autour du spectateur un monde organisé en images et en sons, le cinéma parlant a ouvert la voie à une multitude de possibilités audiovisuelles. Les relations entre la visualisation et l’écoute furent longtemps placées sous le signe d’une certaine verticalité, mais la bande sonore peut aussi s’émanciper de la bande imagière en exploitant les possibilités du hors-champ en tant que lieu de dynamisation sonore. Aussi, en recourant à différents extraits de films, sélectionnés en fonction du rôle essentiel qu’y joue le hors-champ, nous essaierons d’en interroger la scénographie, les valeurs esthétiques intrinsèques ainsi que les émanations audibles. En effet, dans les séquences convoquées, ledit hors-champ s’édifie exclusivement sur des traces acoustiques. Celles-ci en font ainsi une description plus ou moins approximative, jamais tout à fait précise. Ces fragments sonores peuvent être des cris, des bruits, plus rarement des trames musicales. La puissance des sons se base, à chaque fois, sur l’amplitude d’un (relatif) silence de fond. Le mutisme des personnages creuse le non-dit de la situation. Nous souhaitons démontrer que tous ces sons, qu’il s’agisse de clameurs dont la provenance n’est pas localisable ou de bruits étranges non identifiables, permettent l’édification d’un monde non-visible qui se place à proximité du champ de vision de la caméra tout en restant éternellement à l’extérieur des bordures du cadre. La dimension auditive cherche à dissimuler ses propres causes, et, ainsi, à défier la dimension visuelle. Ces rumeurs, ces échos, ces vibrations perçus stimulent l’oreille du spectateur et peuvent parfois provoquer un certain malaise. En cela, ils suscitent fascination ou frustration mais en appellent toujours à son imaginaire. Condamnés à rester exclus de l’image, tous ces sons se construisent leur propre univers qui s’avère d’une étendue sans bornes, car définitivement invisible. mar., 04 mai 2021 16:44:22 +0200 mar., 04 mai 2021 16:44:22 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=225