Fantasmes et réalités : comment figurer les massacres du génocide des Tutsi https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=308 En 1994, environ 800 000 victimes ont été tuées lors du génocide des Tutsi au Rwanda. Entre autres en raison du nombre important de morts dans une période relativement courte (avril à juillet 1994), ce génocide fait l’objet d’une abondante production scientifique, iconographique mais aussi littéraire. La pluralité de ces formes offre par conséquent une diversité de points de vue, limités ou non selon la volonté des initiateurs. De fait, une scène de massacre peut être perçue de plusieurs façons si elle est vécue par un rescapé Tutsi, photographiée par un artiste ou un journaliste pour un article de presse, ou encore présentée dans un rapport officiel. Un décalage peut également s’opérer entre le fait réel et le souvenir, le texte et l’image. La réalité d’un tel événement et sa perception, fantasmée, soulèvent la question de sa représentation : celle-ci est elle possible et dans quels cas ? Pour tenter d’apporter des réponses, nous nous appuierons sur deux massacres du génocide des Tutsi : le massacre de l’église de Nyamata et celui de l’école technique de Murambi. Pour alimenter notre propos, nous tâcherons de mettre en évidence les décalages et correspondances entre création littéraire et iconographique par divers médiums : la photographie d’artiste, les récits de rescapés ainsi que le choix du gouvernement. Numéros Hors-champ et non-dit dans le texte et l’image III - Corps en souffrance fr mar., 04 mai 2021 16:51:36 +0200 mar., 04 mai 2021 16:51:36 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=308 0