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    <title>mémoire</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=516</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Re-presenting a Love Affair: Wright Morris and Photo-text Friction</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1080</link>
      <description>Dans l’épigraphe de son « photo-texte » Love Affair : A Venetian Journal (1972), un ouvrage qui associe des images photographiques et du texte, l’écrivain et photographe américain Wright Morris déclare que les photographies « n’illustrent rien, […] ne cherchent à rien démontrer ». Cependant, il indique que le but de ses photos est de « sauver quelque chose d’une histoire d’amour avec une ville merveilleuse ». Bien que Morris n’emploie pas directement le terme « représenter », les verbes utilisés (« illustrer », « démontrer ») peuvent être considérés, selon le contexte, comme étant synonymes de « représenter ». Des incongruités, non seulement entre le texte et l'image, mais aussi entre l'épigraphe et l'œuvre elle-même, suggèrent une fracture entre les intentions verbalisées par l'auteur et l'interprétation de l'œuvre par le lecteur, voire entre la notion et l'acte de représenter. La représentation textuelle complète-t-elle la représentation photographique ? Les représentations textuelles et photographiques s'opposent-elles, ou bien fonctionnent-elles indépendamment l'une de l'autre, malgré l'amalgame établi par Morris dans son ouvrage ? Cet article examine la manière dont Morris distingue les deux types de représentation et comment la dimension « photo-texte » de Love Affair révèle des frictions entre ces deux médiums. In the epigraph of his 1972 photo-text book Love Affair – A Venetian Journal, American writer and photographer Wright Morris paradoxically informs his reader that the following photographs, taken while in Venice with his wife, “illustrate nothing, […] seek to demonstrate nothing.” However, Morris indicates that the purpose of the photographs is to “salvage something of a love affair with a wondrous city.” While the artist does not directly use the term “represent,” the verbs he has used (“illustrate,” “demonstrate”) can be read, depending on context, as synonyms of “represent.” A number of incongruities, not only between text and image, but also between the epigraph and the work itself, suggest a fracture between the author’s stated intentions and the reader’s interpretation of the work, as well as a degree of disconnection between the notion and the act of representing, both textually and photographically. Does textual representation complement photographic representation? Are textual and photographic representations at odds, or do they function independently from one another, despite Morris’s amalgamation in his photo-text book? This article aims to examine how Morris makes a distinction between these two types of representation, and to shed light on what the “photo-text” dimension of Love Affair reveals about such frictions between the two mediums.  </description>
      <pubDate>mar., 15 oct. 2024 19:34:45 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 07 janv. 2025 08:27:00 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Fantasmes et réalités : comment figurer les massacres du génocide des Tutsi</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=510</link>
      <description>En 1994, environ 800 000 victimes ont été tuées lors du génocide des Tutsi au Rwanda. Entre autres en raison du nombre important de morts dans une période relativement courte (avril à juillet 1994), ce génocide fait l’objet d’une abondante production scientifique, iconographique mais aussi littéraire. La pluralité de ces formes offre par conséquent une diversité de points de vue, limités ou non selon la volonté des initiateurs. De fait, une scène de massacre peut être perçue de plusieurs façons si elle est vécue par un rescapé Tutsi, photographiée par un artiste ou un journaliste pour un article de presse, ou encore présentée dans un rapport officiel. Un décalage peut également s’opérer entre le fait réel et le souvenir, le texte et l’image. La réalité d’un tel événement et sa perception, fantasmée, soulèvent la question de sa représentation : celle-ci est elle possible et dans quels cas ? Pour tenter d’apporter des réponses, nous nous appuierons sur deux massacres du génocide des Tutsi : le massacre de l’église de Nyamata et celui de l’école technique de Murambi. Pour alimenter notre propos, nous tâcherons de mettre en évidence les décalages et correspondances entre création littéraire et iconographique par divers médiums : la photographie d’artiste, les récits de rescapés ainsi que le choix du gouvernement.  </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 15:30:08 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 août 2022 11:26:58 +0200</lastBuildDate>
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