genre https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=576 Entrées d’index fr 0 La question de la norme et du genre dans Línea de fuego (2020) de Pérez-Reverte https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=600 Durant le siècle dernier la norme traditionnelle de représentation du genre fut principalement binaire et hétéronormative. En littérature, dans l’œuvre de l’Espagnol Arturo Pérez-Reverte, la norme et le genre font également sens. En effet, dans Línea de fuego, l’un des derniers romans (non traduit en français) de l’académicien et écrivain espagnol, publié en 2020, nous retrouvons la représentation de la normalité et de l’anormalité traditionnelle du genre propre non seulement au contexte historique des années 1930 mais aussi à la génération de l’auteur (né en 1951). Cependant, ce roman offre également la représentation de l’anomal, de l’exception, de l’irrégulier, de l’inédit. En effet, l’inclusion d’un groupe de femmes dans la bataille de l’Èbre (1938), pendant la guerre civile espagnole, constitue une anomalie historique : une catégorie productive intentionnelle qui déplace les repères, interroge, perturbe le sens de l’Histoire et brouille les représentations du genre. C’est la raison pour laquelle, nous sommes amenés à penser que Pérez-Reverte se laisse emporter par un flot lexical trivial, voire argotique, circonscrivant dans son roman le caractère descriptif de l’anomal, sans se référer forcément à une valeur au regard d’un type de règle, dans le contexte actuel où la notion de genre est fortement interrogée et remise en question, notamment par les mouvements féministes et LGBT+ et le wokisme, mais également par leurs détracteurs. La finalité de Pérez-Reverte n’est peut-être pas de déconstruire un modèle existant, mais de survivre face à une certaine réécriture qu’impose le regard de la postmodernité. lun., 05 déc. 2022 13:50:47 +0100 lun., 05 déc. 2022 13:54:12 +0100 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=600 Rétablir l’écart https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=573 S’étant constituée en révolte contre la Royal Academy, ses idéaux, et ses dogmes picturaux, la Confrérie Préraphaélite annonce dès sa création en 1848 un rejet des normes artistiques victoriennes. Par leur train de vie mouvementé autant que par leur art sensuel, voire obscène, les peintres et poètes préraphaélites et leurs proches continuent cette orientation initiale tout au long du siècle.Il y a cependant plus dans le Préraphaélitisme que le mauvais goût et la mollesse déviante qu’y voient certains de leurs contemporains (Dickens, Buchanan). Le rejet des normes, loin d’être un simple mouvement de rébellion de jeunesse, s’inscrit dans le cadre d’une praxis phénoménologique, une représentation de la vie qui vise à faire advenir une société centrée sur l’humain. Comme le montrera cet article, l’a-normalité des Préraphaélites – refus du conformisme et de la norme académique et classique – se change en an-omalie, c’est-à-dire, d’après l’étymologie du mot (àν-ώµαλοç), en une représentation de l’écart, de l’irrégulier, et de l’aspérité qui caractérisent la vie. Anormal et anomal se retrouvent ainsi chargés d’une portée politique autant qu’esthétique, sociale autant que philosophique.Cette étude mettra en regard les portraits des Préraphaélites et des Académiciens, ainsi que des textes critiques et théoriques de l’époque, afin de montrer la volonté des Préraphaélites d’éviter la normalité lisse de ce qui est convenable et convenu au profit d’une représentation variée de la vie. mar., 04 janv. 2022 10:09:25 +0100 jeu., 19 mai 2022 17:01:11 +0200 https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=573