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    <title>Figures de brodeuses du Moyen Âge à nos jours : entre soumission et résistance ?</title>
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    <category domain="https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=305">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>lun., 16 oct. 2023 15:57:26 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>lun., 06 janv. 2025 11:49:10 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Introduction </title>
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      <pubDate>jeu., 30 nov. 2023 15:46:58 +0100</pubDate>
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      <title>Broder, rêver, prier peut-être, du Moyen Âge à nos jours : une approche ethnologique </title>
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      <description>À quoi pense ou rêve cette brodeuse à la fenêtre auprès de laquelle elle réalise son ouvrage ? Accepte-t-elle son « destin » de femme dans l’époque, le milieu familial et social où elle vit ?Des travaux ethnologiques permettent d’établir des rapports entre broderie, prière, rêverie, et « identité » de cette brodeuse. Des invariants apparaissent alors par-delà les changements de contextes : produire du « beau », être insérée dans un groupe ou une institution, choisir de pratiquer une technique – la tisseuse doit croiser les lignes rigides de la trame et de la chaîne, la dentellière choisit plus librement son « voyageur », la brodeuse dessine encore plus librement ses motifs à remplir.Nous nous limitons ici à la technique de la broderie faite à l’aiguille, et pratiquée par les femmes.Jusqu’à une époque récente, les activités du tissu ont joué un rôle important dans l’éducation des jeunes filles. Elles s’accompagnaient de croyances anciennes comme l’interdiction de filer certains jours de l’année pour éviter de perturber le renouvellement de la vie. Le christianisme a réinterprété le sens de ces croyances : penser le rapport de la broderie à la prière, c’est aussi interroger poétiquement en quoi cet art participe du renouvellement de la vie. What is this embroiderer thinking or dreaming about as she works by the window? Does she accept her “destiny” as a woman in the time, family, and social environment in which she lives? Ethnological studies have established the links between embroidery, prayer, daydreaming, and the embroiderer’s “identity”. Over and above changes in context, invariants emerge: producing “beauty”, being part of a group or institution, choosing to practice a technique - the weaver must cross the rigid lines of weft and warp, the lace-maker chooses her “traveler” more freely, the embroiderer draws her designs even more freely to fill in. We will focus here on the needlework technique practiced by women.Until recently, embroidery played an important role in the education of young girls. They were based on ancient beliefs such as the prohibition of spinning on certain days of the year to avoid disrupting the renewal of life. Christianity has reinterpreted the meaning of these beliefs: to consider the relationship between embroidery and prayer is also to poetically question how this art participates in the renewal of life. </description>
      <pubDate>jeu., 30 nov. 2023 17:03:09 +0100</pubDate>
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      <title>« La Biche au Bois » de Madame d’Aulnoy, brodeuse et conteuse </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=935</link>
      <description>Le motif de la fiancée substituée semble, par sa récurrence, particulièrement repris dans les contes de fées de la fin du xviie siècle. Celui, plus particulier, de « La Biche au bois », après avoir fait une apparition dans une des lettres de Madame de Sévigné, fonde même un conte de Mme d’Aulnoy. Le choix de ce thème permet à la conteuse de pratiquer une mise en abyme de l’art. Madame d’Aulnoy loue le siècle de Louis XIV en célébrant le luxe parisien à travers l’art « merveilleux » des petites mains et des brodeuses. Ces broderies qui magnifient le tissu, sont également celles qui ornent les toiles, qu’elles soient celles des « layettes » royales ou celles des portraits des personnages à marier. Toiles brodées, toiles peintes, Madame d’Aulnoy use de l’art de la conversation en proposant un portrait qui parle. La parole est alors un art lié à la toile qui émerveille le roi et la reine. En salonnière de talent, Madame d’Aulnoy brode son conte à partir du motif filé de « La Biche au bois », en exhibant son art mondain bien ourlé, son art moderne du conte de fées. Son appétence pour l’exagération participe de ce même mouvement de la main : la conteuse brode, digresse, amplifie son récit. Le geste de broder est dès lors une mise en abyme de l’art oral mais également scriptural de la conteuse qui confectionne La Biche au Bois en un tissage qui rompt avec la trame des Anciens. Madame d’Aulnoy embroiders her tale, La Biche au Bois, from the spun motif of the doe in the wood, exhibiting her well-hemmed worldly art, her modern art of the fairy tale. Her appetite for exaggeration is part of this same movement of the hand: the storyteller embroiders, digresses, amplifies her story. The gesture of embroidering is therefore a mise en abyme of the oral but also scriptural art of the storyteller who makes La Biche au Bois in a weaving that breaks with the pattern of the Ancients. </description>
      <pubDate>jeu., 07 déc. 2023 12:46:58 +0100</pubDate>
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      <title>Figures de la brodeuse dans Un roi sans divertissement de Giono </title>
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      <description>Publié en 1947 chez Gallimard (après un premier tirage aux éditions de La Table ronde), Un roi sans divertissement est sans doute l’un des romans les plus fascinants de Giono. Empruntant quelques traits à la veine du roman policier régional, il s’en démarque toutefois, par sa construction narrative spiralaire, une variété de tons plus ou moins héritée de « l’opéra-bouffe », la bifurcation de l’enquête initiale, rapidement close, vers une quête dédoublée : celle du capitaine Langlois, qu’une force incompressible semble pousser sur les traces du meurtrier qu’il a tué, celle de la narration elle-même, dont il constitue le foyer énigmatique. Quelle place pour la brodeuse dans cette quête de l’autre et de soi, où la fascination du sang, la pulsion de mort semblent mettre à l’épreuve l’exercice de la justice ? Incarnation concrète du travail féminin, la brodeuse est l’épouse du meurtrier, le visage d’une collectivité, celle des Présentines dont Langlois admire les ouvrages brodés. Sa présence discrète doit se lire à la lumière de la logique indiciaire du roman, d’un itinéraire intérieur marqué par le faste, le divertissement, le sang, la beauté et la mort. Published in 1947 by Gallimard (after a print by the editor La Table ronde), A King Alone (Un roi sans divertissement) is probably one of the most fascinating novels of Giono. Borrowing some of its features from the vein of the regional detective novel, it differs from it however, by a spiral plot, a variety of tones more or less inherited from the « opera-bouffe », the bifurcation of the initial inquiry, quickly closed, towards a dual quest: that of captain Langlois, whom an incompressible force incites to follow the steps of the murder he killed, that of the narration itself of which he embodies the enigmatic center. Which place for the embroiderer in this quest of the other and oneself, where the fascination of blood, the pulsion of death seam to put to proof the exercise of justice? A concrete incarnation of female work, the embroiderer of the novel is the murder’s spouse and the face of a religious collectivity, those of the Presentines, whose works excite Langlois’s admiration. Her discreet presence must be read in the light of the indicial logic of the novel, of an interior itinerary marked by splendor, distraction, blood, beauty and death. </description>
      <pubDate>jeu., 07 déc. 2023 15:12:38 +0100</pubDate>
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      <title>Piquées à vif. Tatouer la peau de fils chez les artistes brodeuses contemporaines </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=965</link>
      <description>Broder et tatouer sont des gestes analogues. La broderie comme le tatouage requiert l’utilisation d’une aiguille pour piquer la matière tégumentaire et orner sa surface. En abordant le travail d’artistes brodeuses de différents horizons, cet article interroge ces gestes de manière croisée dans le contexte choisi de la pratique artistique féminine contemporaine par une réflexion construite à partir d’entretiens récents menés auprès d’Aline Brant, Eliza Bennett, Ellen Green et Nicole Tran Ba Vang à propos de leurs conceptions artistiques de la broderie au prisme des féminités et des féminismes, de leur rapport au tatouage et de leur approche intermédiale des matières, surfaces et gestes artistiques que revêtent l’action de broder et celle de tatouer. Brodant des motifs de tatouages sur du tissu ou brodant la peau, photographiant des peaux brodées, surbrodant des photographies de corps tatoués ou tatouant le corps de fils, la mise en regard de leurs divers processus créatifs fait apparaître une conjugaison, une subversion, une transgression et un transfert de ces deux gestes qui mettent en œuvre le corps féminin, son vécu, son image. Embroidery and tattooing are similar gestures. Like tattooing, embroidery requires the use of a needle to prick the integumentary material and adorn its surface. By examining the work of embroidery artists from different backgrounds, this article cross-examines these gestures in the chosen context of contemporary women’s artistic practice, drawing on recent interviews with Aline Brant, Eliza Bennett, Ellen Green and Nicole Tran Ba Vang about their artistic conceptions of embroidery in the context of femininity and feminisms, their relationship with tattooing, and their intermedial approach to the materials, surfaces and artistic gestures involved in embroidery and tattooing. Embroidering tattoo motifs on fabric or embroidering the skin, photographing embroidered skins, over-embroidering photographs of tattooed bodies or tattooing the body with threads, the comparison of their various creative processes reveals a conjugation, a subversion, a transgression and a transfer of these two gestures that involve the female body, its experience, its image. </description>
      <pubDate>jeu., 14 déc. 2023 12:13:24 +0100</pubDate>
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      <title>Entretien avec Hillo Höffmann : Amour criminel Tattoo club, Toulouse </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=975</link>
      <description>Hillo Höffmann, tatoueuse passée par une formation de couturière et de brodeuse, évoque sa pratique des métiers d’aiguille. Hillo Höffmann, a tattoo artist who trained as a seamstress and embroiderer, talks about her practice of needlework. </description>
      <pubDate>jeu., 14 déc. 2023 16:35:15 +0100</pubDate>
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      <title>Fontenoy-le-Château, haut lieu de la broderie et du travail des femmes jusqu’au début du xxe siècle </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=985</link>
      <description>Cet article s’intéresse au travail des femmes et particulièrement à la broderie et aux conditions de possibilité de leur autonomie au xixe et jusqu’au milieu du xxe siècle à travers l’exemple de Fontenoy-le-Château. Cette petite ville, située dans les Vosges, est alors un haut lieu de la broderie. Celle-ci y est pourtant d’abord un « travail d’appoint » qui s’inscrit dans un apprentissage du féminin et du maternel dans le cadre de la dot et du trousseau. L’invisibilisation des brodeuses par le travail à domicile et ce qu’il implique est une autre constante observée dans les différents témoignages oraux et écrits répertoriés. « L’activité » de broder peut également être resituée dans un contexte plus global : celui de l’avènement du capitalisme industriel. This article looks at women’s work, particularly embroidery, and the conditions that made it possible for them to become independent in the nineteenth and mid-twentieth centuries, using Fontenoy-le-Château as an example. This small town in the Vosges was a major centre for embroidery at the time. However, embroidery was first and foremost a “side job”, part of an apprenticeship in femininity and motherhood as part of the dowry and trousseau. The invisibility of embroiderers through working at home and its implications is another constant observed in the various oral and written testimonies recorded. The “activity” of embroidery can also be placed in a more global context: that of the advent of industrial capitalism. </description>
      <pubDate>ven., 15 déc. 2023 10:38:40 +0100</pubDate>
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      <title>Face au silence des dentellières :La jeunesse du voir et l’usure des discours </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=997</link>
      <description>La figure protéiforme de la dentellière interroge avec force les correspondances et les heurts du mythe et de l’historicité : tantôt légende dorée (île de Burano, le Puy) incarnant l’originalité d’un communautarisme villageois plus ou moins inspiré, tantôt révélatrice des effets pesants de la Révolution industrielle (la singulière figure de Zélie Martin), la dentellière synonyme de passivité, de créativité et de gratuité, irrigue aussi un imaginaire littéraire remarquable au xixe siècle : qu’il s’agisse de l’épure nervalienne de Sylvie soulignant le pragmatisme mutilant de la « modernité » au nom d’un idéal pathétique, ou de l’adaptation que Zola opère de la symbolique dentellière au milieu ouvrier et urbain de la Goutte d’Or, cette figure traduit le rapport complexe du lien social à la sublimation du féminin et de son imaginaire marial : au-delà des discours, la peinture de Vermeer dit la performativité d’un voir propre à creuser l’énigme de la dentellière sans la réduire à l’intentionnalité d’un discours : celui de l’exemplarité traditionaliste ou de l’émancipation libertine dissocient le mythe de la réalité historique quand la peinture sait les faire se rencontrer avec une fécondité infinie. The protean figure of the lace-maker forcefully questions the correspondences and clashes of myth and historicity: sometimes a golden legend (the island of Burano, Le Puy) embodying the originality of a more or less inspired village community, sometimes revealing by contrast (Zelie Martin) the harsh effects of the industrial Revolution, the lace-maker, synonymous with passivity, creativity and gratuitousness, also inspired a remarkable literary imagination in the 19th century. Sylvie’s pared-down Nervalian style highlights the mutilating pragmatism of “modernity” in the name of a pathetic ideal as Zola adapts the symbolism of the lace-maker to the working-class urban environment of the Goutte d’Or: in both cases, this figure reflects the complex relationship between the social bond and the sublimation of the feminine and its Marian imaginary. As for Vermeer’s painting, it expresses the performativity of a gaze that delves into the enigma of the lace-maker without reducing it to the intentionality of a discourse: neither traditionalist exemplarity or libertine emancipation, his work join myth and historical reality with a great fruitfulness. </description>
      <pubDate>ven., 15 déc. 2023 10:42:25 +0100</pubDate>
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      <title>Du jardin au jardin secret : les brodeuses de textiles liturgiques au xixe siècle </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1012</link>
      <description>Les innovations technologiques et l’augmentation du nombre de prêtres, tout au long du xixe siècle, vont modifier en profondeur le statut et le travail des brodeuses de textiles liturgiques : d’artisan d’art, elles vont devenir des ouvrières travaillant sur des couso-brodeurs. Leur épuisement, étudié de près par nombre de docteurs, a été mis sur le compte de l’utilisation des pédales stimulant leurs organes génitaux, plus que sur la fatigue engendrée par des journées de dix heures. Quelles stratégies ont-elles mises en place afin de surmonter cette déqualification ? Elles ont contribué à remplacer les symboles liturgiques par des ornements floraux, utilisant les mêmes patrons pour les vêtements féminin et les chasubles. De moins en moins figuratifs au fur et à mesure de l’avancée du siècle, la stylisation des végétaux, et particulièrement la profusion des volutes, a contribué à imposer l’art déco. Technological innovations and the increase in the number of priests throughout the 19th century profoundly changed the status and work of embroiderers of liturgical textiles: from craftsmen, they became workers working on embroidery machines. Their exhaustion, studied closely by many doctors, has been attributed to the use of the pedals stimulating their genitals, more than to the fatigue caused by ten-hour days. What strategies have they put in place to overcome this deskilling? They contributed to replacing liturgical symbols with floral ornaments, using the same patterns for women’s clothing and chasubles. Less and less figurative as the century progressed, the stylization of plants, and particularly the profusion of scrolls, contributed to imposing Art Deco. </description>
      <pubDate>ven., 15 déc. 2023 10:46:58 +0100</pubDate>
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      <title>Textile poetics of stitches and sutures in Névoa e Assobio (2017) </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1022</link>
      <description>Névoa e Assobio de Bianca Dias (2017) se configure comme un récit poétique qui habite le seuil du deuil après un épisode de maternité qui n'aura duré que cinq jours. La modalité sensorielle de Lars Elleström (2021) nous permet de scruter l'entrelacement de la combinaison iconotextuelle de l'illustration brodée de Julia Panadés et du texte de Bianca Dias. La broderie, à son tour, n'est évoquée que par la photographie, constituant comme une référence intermédiale selon Irina Rajewsky (2012). Ce texte vise à analyser les relations entre le texte et la modalité sensorielle du média textile, représentée par l'illustration brodée dans cet ouvrage de Dias (2017), en considérant son effet en tant que référence intermédiale pour n'évoquer que l'aspect de la broderie et ne pas apporter la matérialité textile elle-même. Enfin, il s'agit aussi de faire des considérations sur la place de la broderie dans les arts visuels en tant que pratique non hégémonique et son rôle dans la constitution du féminin, sa matérialité et sa capacité à produire de la présence. Névoa e Assobio by Bianca Dias (2017) configures as a poetic narrative that inhabits the threshold of mourning after an episode of brief motherhood. Lars Elleström’s sensory modality (2021) allows us to scrutinize the intertwining of the iconotextual combination of the embroidered illustration by Julia Panadés and the text by Bianca Dias. Embroidery, in turn, is only evoked by photography, constituting as an intermedial reference according to Irina Rajewsky (2012). This text aims to analyze the relations between the text and the sensorial modality of the textile media, represented by the embroidered illustration in this work by Dias (2017), considering its effect as an intermedial reference for only evoking the aspect of the embroidery and not bringing the textile materiality itself. Finally, it is also intended to make considerations about the place of embroidery in visual arts as a non-hegemonic practice and its role in the constitution of the feminine, its materiality and its ability to produce presence. </description>
      <pubDate>ven., 15 déc. 2023 11:09:54 +0100</pubDate>
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      <title>« Tomber en quenouille » : brodeuses, tisseuses et fileuses dans les traités de défense et d’éducation des femmes de la fin du Moyen Âge </title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1030</link>
      <description>À la fin du Moyen Âge, sous l’impulsion de la querelle des femmes, les traités de défense féminins et les compilations de femmes illustres se multiplient et érigent les travaux d’aiguille en activité exemplaire, représentée par Pénélope, Pallas Athéna, Arachné, Lucrèce, les reines de Castille… L’ingéniosité que demande cet art et surtout la vertu de chasteté qu’il représente permettent de répondre aux discours misogynes qui font de la quenouille et du fuseau un symbole d’infériorité féminine. Si la minutie de la pratique filaire devient un argument rhétorique pour les « champions des dames », la broderie et ses dérivés restent néanmoins une activité prescrite avant tout pour les femmes, notamment pour les dames de la noblesse, qui les restreint à l’espace domestique. Nous nous intéresserons à l’ambivalence des travaux d’aiguille dans la rhétorique de la querelle des femmes et des conseils pratiques donnés par les traités d’éducation rédigés aux xve et xvie siècles. At the end of the Middle Ages, inspired by la querelle des femmes, treatises defending women and compendiums of female biographies proliferated setting up needlework as an exemplary activity: Penelope, Pallas Athena, Arachne, Lucretia, the queens of Castile, etc. The ingenuity required for this art and the virtue of chastity that it represents were a response to the misogynistic discourse that made the distaff and spindle a symbol of female inferiority. While the meticulousness of embroidery and associated needleworks became a rhetorical argument for les champion des dames, it remained an activity prescribed especially for women, for noble ladies in particular, restricting them to the domestic sphere. We will explore the ambivalence of needlework in the rhetoric of la querelle des femmes and the practical advice given in educational treatises written during the fifteenth and sixteenth centuries. </description>
      <pubDate>ven., 15 déc. 2023 16:26:07 +0100</pubDate>
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