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    <title>brodeuse</title>
    <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=951</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Du jardin au jardin secret : les brodeuses de textiles liturgiques au xixe siècle</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=1012</link>
      <description>Les innovations technologiques et l’augmentation du nombre de prêtres, tout au long du xixe siècle, vont modifier en profondeur le statut et le travail des brodeuses de textiles liturgiques : d’artisan d’art, elles vont devenir des ouvrières travaillant sur des couso-brodeurs. Leur épuisement, étudié de près par nombre de docteurs, a été mis sur le compte de l’utilisation des pédales stimulant leurs organes génitaux, plus que sur la fatigue engendrée par des journées de dix heures. Quelles stratégies ont-elles mises en place afin de surmonter cette déqualification ? Elles ont contribué à remplacer les symboles liturgiques par des ornements floraux, utilisant les mêmes patrons pour les vêtements féminin et les chasubles. De moins en moins figuratifs au fur et à mesure de l’avancée du siècle, la stylisation des végétaux, et particulièrement la profusion des volutes, a contribué à imposer l’art déco. Technological innovations and the increase in the number of priests throughout the 19th century profoundly changed the status and work of embroiderers of liturgical textiles: from craftsmen, they became workers working on embroidery machines. Their exhaustion, studied closely by many doctors, has been attributed to the use of the pedals stimulating their genitals, more than to the fatigue caused by ten-hour days. What strategies have they put in place to overcome this deskilling? They contributed to replacing liturgical symbols with floral ornaments, using the same patterns for women’s clothing and chasubles. Less and less figurative as the century progressed, the stylization of plants, and particularly the profusion of scrolls, contributed to imposing Art Deco. </description>
      <pubDate>ven., 15 déc. 2023 10:46:58 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 15 déc. 2023 10:47:02 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Figures de la brodeuse dans Un roi sans divertissement de Giono</title>
      <link>https://lodelpreprod.univ-rennes2.fr/motifs/index.php?id=948</link>
      <description>Publié en 1947 chez Gallimard (après un premier tirage aux éditions de La Table ronde), Un roi sans divertissement est sans doute l’un des romans les plus fascinants de Giono. Empruntant quelques traits à la veine du roman policier régional, il s’en démarque toutefois, par sa construction narrative spiralaire, une variété de tons plus ou moins héritée de « l’opéra-bouffe », la bifurcation de l’enquête initiale, rapidement close, vers une quête dédoublée : celle du capitaine Langlois, qu’une force incompressible semble pousser sur les traces du meurtrier qu’il a tué, celle de la narration elle-même, dont il constitue le foyer énigmatique. Quelle place pour la brodeuse dans cette quête de l’autre et de soi, où la fascination du sang, la pulsion de mort semblent mettre à l’épreuve l’exercice de la justice ? Incarnation concrète du travail féminin, la brodeuse est l’épouse du meurtrier, le visage d’une collectivité, celle des Présentines dont Langlois admire les ouvrages brodés. Sa présence discrète doit se lire à la lumière de la logique indiciaire du roman, d’un itinéraire intérieur marqué par le faste, le divertissement, le sang, la beauté et la mort. Published in 1947 by Gallimard (after a print by the editor La Table ronde), A King Alone (Un roi sans divertissement) is probably one of the most fascinating novels of Giono. Borrowing some of its features from the vein of the regional detective novel, it differs from it however, by a spiral plot, a variety of tones more or less inherited from the « opera-bouffe », the bifurcation of the initial inquiry, quickly closed, towards a dual quest: that of captain Langlois, whom an incompressible force incites to follow the steps of the murder he killed, that of the narration itself of which he embodies the enigmatic center. Which place for the embroiderer in this quest of the other and oneself, where the fascination of blood, the pulsion of death seam to put to proof the exercise of justice? A concrete incarnation of female work, the embroiderer of the novel is the murder’s spouse and the face of a religious collectivity, those of the Presentines, whose works excite Langlois’s admiration. Her discreet presence must be read in the light of the indicial logic of the novel, of an interior itinerary marked by splendor, distraction, blood, beauty and death. </description>
      <pubDate>jeu., 07 déc. 2023 15:12:38 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 07 déc. 2023 15:20:16 +0100</lastBuildDate>
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